1936 – Les Fronts populaires : quel héritage 80 ans après ?

Fronts populairesJ’étais avec de nombreux élus mardi soir, au théâtre de Givors pour assister à la soirée thématique autour des Fronts populaires.

À cette occasion, l’historien Roger Martelli, co-directeur de la revue Regards, a partagé ses connaissances et a répondu aux nombreuses questions du public. Ensuite, la compagnie Excès Terra a interprété la pièce de théâtre 36, la vie est à nous.

La municipalité de Givors a tenu à organiser cet événement dans le cadre d’un nécessaire travail de mémoire.

En effet, lorsqu’on parle de mémoire aujourd’hui, on a souvent tendance à évoquer les événements douloureux : les guerres, les génocides, les atrocités … Parler des erreurs et des crimes du passé afin de ne pas les reproduire, c’est essentiel. Mais il est aussi indispensable de parler des réussites et des accomplissements du passé, afin de s’en inspirer pour l’action au quotidien.

Le contexte actuel ne prête pas à sourire :
● l’économie va mal, et depuis tellement longtemps qu’on hésite encore à parler de “crise”:
– les inégalités augmentent, avec une concentration sans précédent des richesses du monde entre quelques immenses fortunes ;
– les droits et les protections sociales reculent, on en a encore eu un exemple avec la loi Travail ;
– l’ubérisation qu’on nous vend comme le dernier cri de la modernité n’est en fait qu’un retour au bon vieux salaire à la pièce qui était répandu au début du xxe siècle.
● Face à cela, nombreux sont ceux qui ne croient plus en l’action collective, et la tentation est forte de céder au repli sur soi et aux extrémismes :
– partout dans le monde, on constate la montée des nationalismes, des discours d’exclusion, et des murs ;

Dans ce contexte donc, difficile d’être optimiste.

Une soirée pour retrouver l’espoir

Car en définitive, la situation actuelle n’est pas encore aussi sombre que celle qui régnait en 1936, quand nos anciens ont conquis des avancées qui nous profitent à tous aujourd’hui encore.

Il y a 80 ans, les Fronts populaires ont constitué des expériences inédites en Europe, dans un contexte particulièrement difficile.
À l’époque, la plupart des pays européens étaient dirigés par des dictatures d’extrême-droite. Pour les démocraties parlementaires, conduire des politiques ambitieuses de transformation sociale était donc un choix audacieux.

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