A45 – Résumé des différentes interventions faites au conseil général

Mesdames, Messieurs, Chers collègues,

La déclaration d’utilité publique de l’A45 a été signée par le 1er ministre le 17 juillet 2008, et ceci alors que de grands discours étaient portés dans le cadre du Grenelle de l’environnement.

Si aucun appel d’offre n’a encore été lancé, plusieurs éléments préoccupants intervenus ces dernières semaines méritent quelques éclaircissements.

Monsieur Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie et du développement durable, a mandaté le préfet de région en octobre 2009 pour finaliser le plan de financement de l’A45.

Ce projet estimé en 2003 à 1,2 milliards € implique une subvention d’équilibre versée au concessionnaire privé, évaluée entre 550 et 720 millions €.

Elle serait à partager entre les conseils généraux de la Loire et du Rhône, Saint-Etienne Métropole, le Grand Lyon, le conseil régional de Rhône-Alpes, ainsi que le conseil général de Haute-Loire.

Des informations parues dans la presse parlent d’accord sur le montage financier, d’une ouverture de l’A45 prévue pour 2017 et d’une relance du dossier du COL.

J’ai ici même souvent salué ce positionnement, en faisant remarquer que si nous n’étions pas nombreux à nous opposer au début, c’est à l’unanimité que notre assemblée s’est finalement prononcée contre le projet de l’A45 présenté par l’État.

Sans rappeler toutes les raisons qui nous ont conduits à prendre collectivement cette position, je pense utile d’en souligner quelques-unes :

  • L’importante action du département en faveur de la préservation et de la valorisation de l’agriculture périurbaine et des espaces naturels serait à coup sûr et incompréhensiblement contredite par ces projets autoroutiers. Des territoires entiers comme le plateau de Mornant et la zone biotope de Montagny seraient ainsi sacrifiés.
  • La nécessité de donner les moyens aux transports en commun.
  • D’autre part, et une nouvelle fois, l’État cherche sur ce dossier à faire supporter aux collectivités territoriales des financements extrêmement lourds, alors même que la réalité des finances locales est de plus en plus déstabilisée par les choix pris au niveau national.

D’autant que les collectivités auraient également la charge de financer des infrastructures lourdes pour l’arrivée de l’A45 dans l’agglomération.

Dans ce contexte, je me réjouis que la requalification de l’A47, l’une des alternatives à l’A45 avec le développement des transports collectifs, connaisse des avancées, l’Etat venant ainsi de m’informer, et je l’en remercie, que la poursuite de la requalification de l’A47 dans la traversée de Givors a été inscrite dans le PDMI 2009-2014.

Cependant, comment les collectivités territoriales concernées vont-elles pouvoir conclure une convention de cofinancement sur ce dossier tant attendu, si dans le même temps elles sont lourdement sollicitées pour l’A45?

Et comment vont-elles pouvoir continuer à financer le développement indispensable des réseaux de transport en commun dans notre métropole, si dans le même temps elles sont lourdement sollicitées pour l’A45 et si l’Etat continue de se désengager, à l’exemple du grand emprunt où le transport collectif est le grand absent?

Voilà donc, monsieur le président et chers collègues, les quelques éléments que je souhaitais donner.

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