Invictus : un film porteur d’espoir

Ce week-end, je suis allé au cinéma en famille voir le dernier film de Clint Eastwood : Invictus (Invincible en latin). Un film émouvant et palpitant retraçant les combats du président Nelson Mandela que j’ai eu l’immense honneur de rencontrer à Paris. L’acteur, Morgan Freeman, exprime à merveille les sentiments d’un homme qui demande à son peuple de dépasser la haine raciale générée par les horreurs du régime de l’apartheid.

Pour unifier son pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté et d’espérance, Mandela mise sur les valeurs du sport et fait cause commune avec le capitaine blanc (incarné par Matt Damon) de l’équipe de rugby sud-africaine. Son pari deviendra leur pari : rassembler la nation sud-africaine autour de l’équipe des Springboks pour gagner la coupe du monde de rugby en 1995.

Invictus est un film d’une grande humanité. Il aide à prendre conscience des enjeux colossaux auxquels Nelson Mandela était confronté.

La grande force du film de Clint Eastwood réside, à mon sens, dans une mise en scène qui arrive à symboliser les problèmes sociaux et raciaux de l’époque. L’utilisation non sans humour de l’équipe chargée de la sécurité du président comme métaphore des conflits de l’époque est réalisée avec légèreté et efficacité, et arrive même à rendre tous les personnages attachants.

Pour son trentième film, Clint Eastwood signe une œuvre prenante, dans laquelle on est totalement immergé quand bien même on connaît la fin. Un film qui exprime humanité et optimisme en faisant (re)découvrir un épisode méconnu et tout simplement hallucinant de l’histoire contemporaine.

2 réflexions au sujet de « Invictus : un film porteur d’espoir »

  1. La France avait perdu en demi-finale face à l’Afrique du sud en 1995. Sous un déluge de pluie et malgré un courage énorme, l’équipe française doit s’avouer battue par les Springboks, après qu’un essai du capitaine Abdelatif Benazzi ait été refusé en fin de match pour quelques centimètres. Ma déception à l’époque fut malgré tout de courte durée: comme beaucoup, je fus vraiment heureux que l’équipe du pays de Mandela devienne chez elle championne du monde de rugby. Le film magnifique de Clint Eastwood retrace de l’intérieur cette victoire mémorable qui a participé à la naissance de la nouvelle Afrique du sud. J’ai toujours aimé les chants noirs sud africains. Ils furent capables à cette époque de dépasser la haine et la terreur générées par le régime épouvantable de l’apartheid. Non seulement Mandela réussit à sortir du bagne de Robben Island après des décennies d’emprisonnement, mais il fut capable comme président de son pays d’abattre des murs encore bien plus grands. L’espoir est humain!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Imprimer la page