20ème anniversaire de la réunification de l’Allemagne

DobelnSur invitation de Hans-Joachim Egerer, maire de Döbeln, ville allemande de 20 000 habitants jumelée avec Givors depuis 50 ans, j’ai participé au 20ème anniversaire de la réunification de l’Allemagne.
En compagnie de Djamel Saadna, adjoint délégué à la promotion du territoire, et Azélia Colombier-Mekherbeche, conseillère municipale déléguée à l’évènementiel, j’ai tenu à rappeler que ce 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin représentait, à nos yeux, un appel puissant à faire tomber tous les murs qui, de par le monde, continuent à diviser et à exclure.
En se sens, plus qu’un symbole, la chute du mur de Berlin doit être un appel pour un monde de paix, de liberté et de fraternité entre les peuples (voir discours ci-dessous).

Monsieur le maire,
Mesdames, messieurs les élus,
Mesdames, messieurs,
Chers amis,

C’est avec beaucoup de joie que la ville de Givors a répondu à votre invitation et je tiens vivement à remercier monsieur Hans-Joachim Egerer.


Il y a 21 ans, le 9 novembre 1989, le Mur de Berlin tombait et enfin les Allemands de l’Est et ceux de l’Ouest, qui vivaient séparés dans un pays déchiré pouvaient se retrouver.

Ce fut un événement historique considérable qui contribua à façonner l’Europe et le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.

Ce 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin est, à nos yeux, un appel puissant à faire tomber tous les murs qui, de par le monde, continuent à diviser et à exclure.

Je pense par exemple :

-    au mur entre Israël et la Palestine,
-    au mur entre les populations Turques et Grecques à Chypre,
-    au mur entre les Etats-Unis et le Mexique.

Je n’oublie pas non plus les murs invisibles de l’argent qui génèrent tant d’inégalités et d’exclusions insupportables à travers le monde.

Je n’oublie pas davantage les murs du fanatisme, de la xénophobie et de toutes les formes de racisme, qui en Europe et dans le monde font de l’étranger un adversaire et distillent le poison terrible du communautarisme et de l’intolérance.

Vous l’aurez compris, avec mes amis givordins, nous pensons que ce n’est pas en construisant des murs que l’on peut faire avancer les libertés, les coopérations et la paix, mais plutôt en construisant des ponts entre les peuples, et des passerelles entre les cultures.

Dans ce monde divisé et empoisonné par les haines, le devoir de tous les démocrates est aujourd’hui d’œuvrer au vivre ensemble dans ces maisons communes qui s’appellent l’Europe et la planète.

En se sens, plus qu’un symbole, la chute du mur de Berlin doit être un appel pour un monde de paix, de liberté et de fraternité entre les peuples.

C’est tout le sens du jumelage que nous avons crée entre Givors et Dobëln, il y a maintenant plus de 50 ans.

Depuis ½ siècle, nos deux communes sont liées par de fructueux échanges sportifs, éducatifs et culturels qui contribuent grandement à rapprocher nos populations.

J’en profite pour remercier, une nouvelle fois, la ville et la population de Dobëln pour le soutien qu’elle a apporté à la population givordine lors des inondations de 2003.

C’est par de tels actes que la solidarité renforce nos liens fraternels et cela explique pourquoi, malgré les changements importants intervenus dans votre pays, notre jumelage à finalement survécu.

Si Dölben fut le premier jumelage de Givors, nous avons depuis créé d’autres jumelages avec Novopolosk en Biélorussie, Gavinané au Mali, avec Villa Nova, au Portugal, Orvieto en Italie et Aïn Bénian en Algérie.

Et nous avons actuellement le projet de construire un nouveau jumelage avec Beith Sahour, ville palestinienne de Cisjordanie, car ce pays a lui aussi besoin de faire tomber les murs qui l’enferme.

Givors et Döbeln sont 2 villes sœurs, elles ont appris à se connaître et à s’apprécier, et ont appris à travailler ensemble pour que nos populations se rencontrent et se connaissent.

Je pense à cette belle aventure sportive et humaine organisée en 2009 qui pendant 4000 kms a réuni des jeunes de Givors, de Dobëln, de Novopolotsk, d’Aïn Bénian, et pour laquelle la ville de Givors a été récompensée par un trophée de la solidarité.

Monsieur le maire,
Mesdames et messieurs,

Nous souhaitons continuer à faire vivre ce jumelage entre nos deux communes, afin de toujours mieux faire obstacle au racisme et au repli sur soi.

C’est pourquoi je vous remercie encore de cette invitation  qui marque notre relation de fidélité, d’amitié et de solidarité mais aussi notre volonté commune d’agir pour que nous puissions vivre dans un monde de paix, de justice, de liberté et de tolérance.

Je vous remercie au nom de la municipalité de Givors, des élus présents et en mon nom, de nous avoir associés à ce grand moment historique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Imprimer la page