Une cérémonie du 11 novembre : pour un monde de paix

11 novembreJeudi 11 novembre, aux côtés de nombreux élus de la majorité municipale et d’Yves Pron, président de l’Union Française des Anciens Combattants de Givors, j’ai eu l’honneur de célébrer le 92ème anniversaire de l’armistice de la première guerre mondiale (discours ci-dessous).
A la suite de cette cérémonie, j’ai tenu à honorer les vétérans de la seconde guerre mondiale en leur remettant les diplômes d’honneur, créés cette année pour marquer le 70ème anniversaire des combats de 1940, et j’ai remis la médaille de la ville à Victor Casas qui a participé à la création du maquis et au renforcement de la résistance givordine (voir photo).

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Mesdames, messieurs, chers amis,

Il y a 92 ans, l’Armistice était signé à Rethondes, annonçant la fin de quatre longues et douloureuses années de guerre, et marquant la victoire si chèrement acquise de la France et de ses alliés.

Cette Première guerre mondiale, qui devait être « la der des ders », la mémoire collective l’a retenue sous le nom de Grande Guerre, non pas pour en magnifier le souvenir mais parce qu’aucune famille, aucun village, aucune ville ne furent épargnés par la douleur et le deuil.

Pour les deux camps, ce fut le triste bilan d’une guerre effroyable, le triste bilan d’une véritable boucherie qui provoqua dans toutes les familles le chagrin et la souffrance.

A Givors, année après année, devant cette stèle du square du 11 novembre 1918, c’est avec émotion que nous rappelons que le bilan de ces quatre années d’enfer est l’un des plus meurtriers de l’histoire humaine :

● Plus de 60 millions de soldats ont été mobilisés,

● plus de 10 millions de victimes et près de 21 millions de blessés ou mutilés,

● Plus d’un million et demi de morts en France, dont 70 000 venus des colonies d’Afrique ou d’Asie, faisant de notre pays le pays le plus meurtri de tous les pays.

Se rappeler du courage et de l’héroïsme de tous ceux qui, de France et d’ailleurs, ont lutté ensemble sous le drapeau français, c’est aussi se rappeler et saluer le rôle éminent des contingents américains, britanniques et portugais, mais aussi des combattants des anciennes « colonies » du Maghreb, d’Afrique Noire et d’Indochine.

Que ce soit lors de la Première ou lors de la Seconde guerre mondiale, c’est par centaines de milliers que des « frères d’armes » étrangers ont lutté et bien souvent péri pour que notre pays reste un pays libre et démocratique.

Parmi les nombreux morts, reposent 326 Givordins, dont les noms sont à jamais gravés dans le marbre de la stèle que nous fleurissons en souvenir de leur mémoire.

Si aujourd’hui, nos premières pensées sont pour eux, elles sont aussi pour tous ceux qui sont tombés au champ d’honneur.
Nos pensées vont également vers ceux qui avaient survécus, tous ces survivants, gazés, blessés, mutilés, estropiés, ceux que l’on appelait « les gueules cassées », et qui ont su mieux que quiconque ce que furent les horreurs et les atrocités de cette guerre. Mieux que quiconque ils voulurent créer les conditions d’une paix durable, et ils eurent la lucidité de créer la Société des Nations afin d’éviter de nouvelles guerres.

Hélas, 20 ans plus tard, la folie meurtrière s’emparait à nouveau de la planète et le monde fut une nouvelle fois le théâtre d’un conflit encore plus sanglant et encore plus destructeur.

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Mesdames, messieurs, chers amis,

Comme chaque année, je vous remercie vivement de vous être associés à ce devoir de mémoire dédié aux victimes de la 1ère Guerre mondiale, et plus généralement aux morts de toutes les guerres.

Je profite de cette cérémonie pour remercier Yves Pron, président de l’UFAC de Givors, pour l’aide inconditionnelle qu’il apporte au nécessaire travail de mémoire.

Je remercie également la FNACA qui apporte une aide conséquente aux différentes associations d’anciens combattants, et Paul Vallon qui préside le musée de la résistance.

 « Connaître le passé est une manière de s’en libérer » disait Raymond Aron, célèbre philosophe et sociologue français.

● A l’heure où des conflits armés ravagent tant de pays,

● A l’heure où les fanatismes et les intégrismes oppriment et meurtrissent tant de peuples,

Ce travail de mémoire doit aider au souvenir, mais il doit surtout nous aider à bâtir le futur, en songeant, avant tout, aux générations qui nous suivent.

Et en ce jour d’hommage national, puissions-nous être :

● Les meilleurs défenseurs de la paix, de la démocratie et de la liberté,
● les meilleurs défenseurs de la solidarité et de la fraternité entre les peuples.

Mesdames, messieurs, chers amis,

C’est ce message d’espoir que tout simplement je souhaitais vous adresser aujourd’hui.

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