SNIT : Non au COL et à l’A45

Lors de la dernière séance publique du conseil général, je me suis opposé au nom du groupe communiste et républicain au Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT) proposé par le gouvernement et j’ai réaffirmé l’opposition de la ville et du canton de Givors au Contournement de l’Ouest Lyonnais (COL) intégré dans ce schéma national.

Vous trouverez ci-dessous mon intervention :


Monsieur le Président, chers collègues,
 
J’imagine que nous n’allons pas avoir beaucoup de mal à nous mettre d’accord sur  l’importance et l’enjeu des objectifs du Grenelle de l’environnement affichés dans le Schéma National des Infrastructures de Transport, notamment :

● sur la nécessité de rééquilibrer les transports au profit des modes alternatifs au tout routier,
● sur la nécessité de diminuer les émissions de gaz à effet de serre et d’aménager les territoires en respectant l’environnement et le cadre de vie,
● et enfin sur la nécessité de réduire la consommation urbaine et routière des espaces naturels et agricoles.

Mais, si nous nous félicitons de la concertation dans laquelle s’inscrit cette séance de notre assemblée, je crains cependant qu’elle ne puisse permettre d’associer comme il conviendrait tous les élus locaux et nos concitoyens qui sont pourtant les premiers concernés par ces questions d’aménagement.

D’autre part, je crains que les estimations financières très importantes, chiffrées dans le SNIT, ne soient pas couvertes par les financements correspondants.

Ainsi, la question du développement des transports en commun, qui devrait être une priorité nationale, se traduit dans le SNIT pour l’agglomération lyonnaise par 4 projets seulement :

● l’extension de la ligne B du métro
● l’extension de la ligne T4
● la prolongation de la ligne C1
● et la création de la ligne C2.

Or non seulement bien d’autres projets sont engagés ou programmés par les collectivités territoriales de l’agglomération, mais le soutien financier actuel de l’État à cet important effort métropolitain se traduit de sa part par un désengagement financier.

En comparaison avec ce qui est prévu dans la région parisienne, on ne peut que constater une indéniable inégalité de traitement en matière de transport en commun pour la seconde métropole de France.

Concernant le volet ferroviaire, d’importantes infrastructures sont programmées :

● la branche sud de la LGV Rhin-Rhône,
● la ligne Lyon-Turin
● le contournement fret de l’agglomération lyonnaise,
● et des aménagements de voies pour le fret.

Comme de très nombreux élus locaux et associations, je regrette que le choix du gouvernement concernant le tracé sud du CFAL ne tienne compte

● ni des fortes critiques émises,
● ni de l’option réaffirmée par le département et de nombreuses collectivités locales pour le tracé le long de la LGV Lyon-Marseille.

Sur le volet fluvial, je ne relève dans le SNIT aucun projet mentionné pour l’agglomération, alors que le schéma portuaire métropolitain porte l’ambition d’un important développement du transport fluvial dans notre région, avec notamment la création d’un nouveau port public sur le site de Givors-Loire.

Enfin, concernant le volet routier, la question du COL, dont l’inscription dans le SNIT avec la mention 25 km ne peut que renforcer l’inquiétude des élus et des populations.

La vocation de ce contournement, pour m’en tenir à sa seule fonctionnalité, concerne essentiellement les 15% de transit national et international nord-sud obligés de traverser Lyon et son agglomération.

Le COL ne saurait donc être confondu ni avec le TOP, ni avec une sorte de rocade ouest.
Au cas où la décision serait prise de le réaliser, il conviendrait qu’il soit à la fois plus au nord, plus à l’ouest et plus au sud, ainsi que le demandent de très nombreux élus,  et comme cela a été rappelé lors de la rencontre récente avec monsieur le préfet de Région.

Ce serait ainsi la seule façon de faire coïncider la fonctionnalité et le tracé du COL afin qu’il puisse efficacement jouer son rôle de vrai contournement pour un trafic nord-sud qui n’a rien à faire dans l’agglomération lyonnaise  mais aussi pour un nouveau trafic ouest-nord et ouest-sud que ne manqueraient pas l’A89 et l’A45, dans l’hypothèse où cette dernière serait réalisée.

Votre proposition, Monsieur le Président de commencer le COL par le Beaujolais, à partir de Villefranche jusqu’à Tarare, est intéressante et pourrait aller dans le bon sens, mais elle ne garantit malheureusement pas le futur tracé au droit de Lyon, et donc d’un contournement qui serait trop proche de l’agglomération.

En tout état de cause je réaffirme l’opposition de la ville et du canton de Givors au COL, tel qu’il était envisagé dans la directive territoriale d’aménagement de l’État. (conformément à la position défendue par l’association Alcaly).

J’ajoute que cette opposition inclut également l’A45, non mentionnée dans le SNIT, mais dont la déclaration d’utilité publique a été signée par le premier ministre au lendemain du Grenelle de l’environnement.

Pour toutes ces raisons, le groupe communiste se prononcera donc contre le Schéma National des  Infrastructures de Transport.

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