20 juin 1789, le Serment du jeu de paume ou la Révolution en marche…

En juin 1789, les états généraux, ouverts depuis le 5 mai, sont dans une impasse. A aucun moment, Louis XVI n’a renoncé à la moindre parcelle de souveraineté, désirant avant tout que les états votent de nouveaux impôts pour combler le déficit.

Jeu de Paume Revolution
Les représentants du tiers (qu’on appelle aussi les « Communes ») somment les deux ordres privilégiés de les rejoindre, et, devant leur refus, les Communes se proclament Assemblée nationale. C’est le véritable commencement de la Révolution.

Cette autoproclamation suscite un grand enthousiasme, mais provoque aussi la réaction de la cour.

Au matin du 20 juin, les députés se réunissent dans la salle du jeu de paume. Ils y jurent « de ne jamais se séparer et de se rassembler partout où les circonstances l’exigeront, jusqu’à ce que la Constitution du Royaume soit établie et affermie ».

Le pouvoir ne pouvait tolérer un tel acte d’indépendance. Louis XVI déclare nulle l’autoproclamation, indiquant que lui seul est habilité à promouvoir des réformes.

A la sommation d’évacuer la salle, les Communes répondront avec dignité et panache  (voir citation dans la catégorie Clin d’œil du jour) à l’exemple de la flamboyante réplique de Bailly : « La nation assemblée n’a pas d’ordre à recevoir».

Devant une telle détermination, et malgré les baïonnettes dont il dispose, Louis XVI va céder.
Lorsque 3 semaines plus tard, la réaction pointera de nouveau, c’est le peuple qui prendra le relais des députés menacés, et qui fera avancer la Révolution.

Source : L’humanité

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