Quand l’éthique et la déontologie font débat…

Biennale du CLSM 2011
Aujourd’hui, j’ai eu le plaisir de participer à la 8ème journée de synthèse et de réflexion du Conseil Local de Santé Mentale (CLSM) de Givors-Grigny, en présence de nombreux intervenants et professionnels du domaine médical et social.

Au programme de cette biennale : l’éthique et la déontologie, regards croisés des acteurs du CLSM.

Vous trouverez ci-dessous un extrait de mon intervention :

Le CLSM est l’une des rares institutions collégiales et partenariales à continuer d’exister après bientôt 30 ans d’activité, et bien évidemment ce n’est pas le fait du hasard.

Si le CSLM fonctionne et rayonne c’est tout simplement parce qu’il est utile.
Utile comme en 1982 avec la démarche axée sur la notion de proximité afin de sortir de la seule logique de l’enfermement.

Utile car le CLSM a su développer une approche de décloisonnement des politiques et des manières d’agir.

Vous êtes réunis aujourd’hui afin d’échanger et débattre autour des concepts d’éthique et de déontologie.

Biennale du CLSM 2011
Le contexte d’évolution de nos sociétés est à la fois de plus en plus complexe et contradictoire au sens où le progrès se mélange trop souvent avec des risques et des crises qui inquiètent et interrogent.

Je pense par exemple aux crises récurrentes en matières sanitaires et sociales, le sang contaminé, les maladies nosocomiales, la vache folle, le Médiator, les bactéries, etc.

Ces évènements interpellent d’autant plus la société qu’ils mélangent étroitement :
- la santé humaine et la sécurité sanitaire et alimentaire,
- les politiques publiques au service de l’intérêt général et la recherche du profit par le démantèlement ainsi que la privatisation des services publics, et les réductions budgétaires,
- le progrès en matière sanitaire et alimentaire et l’aggravation de toutes les exclusions.

Dans ces conditions :

- Comment mettre en œuvre une éthique et une déontologie, en matière sanitaire et sociale, lorsque le respect du secret médical et l’intimité des êtres se heurtent à des comportements, des interdits et des croyances ?

- Comment promouvoir les valeurs d’intérêt général portées par l’éthique et la déontologie quand l’on recherche aujourd’hui davantage l’accomplissement de la personne plutôt que l’accomplissement du collectif ?

- Comment mettre en œuvre une véritable éthique quand les familles sont totalement déstructurées, socialement sans aucuns moyens, et culturellement extrêmement pauvre ?

- Et comment faire quand il peut y avoir conflit entre les intérêts et les besoins de l’individu et ceux de l’intérêt général ?

- que faire par exemple entre les choix délirants imposés par la nécessité de maîtriser les dépenses de santé et les soins aux personnes que l’on sait perdues ? Peut-on simplement développer une logique comptable sur ces questions comme c’est malheureusement trop souvent le cas aujourd’hui ?

Tout le mérite du Conseil Local de Santé Mentale est de produire collectivement une réflexion sur des sujets importants et qui font sens dans la société.

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