Un rassemblement républicain contre toutes les haines

Un rassemblement républicain contre toutes les hainesLundi 15 octobre, j’ai participé à la soirée portes ouvertes du Parti Communiste Français organisée par la Fédération PCF du Rhône suite aux violences de l’extrême droite contre les militants communistes et les dégradations contre le siège de la Fédération.

Cette soirée fut l’occasion de répondre de manière républicaine et citoyenne à ces actes odieux, en présence de plus de 150 démocrates et républicain, dont :

● Pierre Laurent, sénateur, secrétaire national du PCF,
● Danielle Lebail, conseillère régionale, secrétaire départementale du PCF à l’origine de cette initiative,
● des élus et des militants des partis de gauche de l’agglomération lyonnaise,     ● des responsables syndicaux et associatif
● ainsi que des militants du collectif « Vigilance 69 ».

J’étais au Bénin pour participer à une conférence internationale sur l’aménagement du territoire lorsque j’ai appris les violences de l’extrême droite contre les militants PCF et les dégradations contre le siège de notre Fédération.

Un rassemblement républicain contre toutes les haines
Dans le message que j’avais transmis à Danielle Lebail, j’avais écris que ces actes devaient être condamnés avec la plus grande fermeté mais que force était de constater qu’ils n’arrivaient pas par hasard.

Ces actes odieux sont évidemment rendus possibles par le climat délétère qui sévit dans notre pays.


Un rassemblement républicain contre toutes les hainesActes odieux :

● envers toutes celles et ceux qui ont décidé de ne pas se couler dans le moule du libéralisme,

● envers toutes celles et ceux qui affirment que l’immigration n’est pas la cause des graves problèmes vécus par les populations,

● envers toutes celles et ceux qui agissent chaque jour pour qu’enfin nous puissions vivre dans un monde de paix, de justice et de liberté.

Parce que ces actes tendent à se multiplier, tous les partis républicains et tous les démocrates s’honoreraient en dénonçant la lâcheté de ceux qui en sont à l’origine comme ils s’honoreraient à ne  pas favoriser pas l’émergence de la violence par leurs propos quotidiens.

Il y a quelques mois, à Givors, nous avions déjà dénoncé:

● la montée de l’extrémisme à travers les inscriptions racistes et anti-communiste sur la MJC et le siège de la section du PCF,

● dénoncé également la publication de vidéos haineuses sur internet, montrant quelques femmes faire la fête le soir de l’élection de François Hollande.

Un rassemblement républicain contre toutes les hainesComment ne pas être inquiet de la présence d’un candidat FN au 2nd tour des cantonales en 2011 et du second tour des législatives 2012 ?

Si, aujourd’hui, ce ne sont que quelques agités qui ont saccagé les locaux de la Fédération PCF du Rhône, combien seront-ils demain si la protestation n’est pas suffisamment forte ?

Va-t-on connaître à nouveau la stigmatisation et la chasse aux communistes qui ont mené notre planète au bord du gouffre il y a plus de 70 ans ?

Le parti des fusillés, qui a payé un si lourd tribu à la lutte contre le nazisme et le fascisme. Va-t-il de nouveau être la cible privilégiée de celles et ceux qui ont horreur de la démocratie et de la liberté ?

Sur fond de crise économique et sociale, ce contexte particulièrement étouffant et dangereux pour le vivre ensemble a des conséquences dramatiques en Europe et dans le monde.

L’invraisemblable et odieuse tuerie en Norvège, la multiplication des actes racistes, la montée des fanatismes, la mise en cause de la laïcité et la montée de l’extrême droite sur le continent européen n’en sont que les aspects visibles.

Parce qu’il est plus qu’urgent de nous rassembler pour combattre les violences, les haines de l’autre et tous les obscurantismes qui gangrènent nos sociétés contemporaines, nous avons initié à Givors, modestement à notre échelle, un Pacte civique et républicain pour le vivre ensemble qui a été signé par plus de 115 acteurs locaux et départementaux, dont le PCF du Rhône.
Qu’ils soient présidents d’association, militants syndicaux, politiques, chefs d’entreprise ou responsables de services publics, qu’il viennent du monde éducatif, sportif ou culturel, chacun des acteurs présents s’est engagé à respecter, à faire vivre et à promouvoir les valeurs fondatrices de notre République que sont la liberté, l’égalité et la fraternité, auxquelles la ville de Givors a depuis de nombreuses années ajouté la solidarité, en l’inscrivant au fronton de la mairie.

Initiative unique en France à ma connaissance, la signature des plus de 115 participants a été un moment exceptionnel car elle fait côtoyer des personnes parfois éloignées tant dans leurs pensées que dans leur vie professionnelle, culturelle, ou militante.

Le constat est simple :

● Oui, on peut ne pas être d’accord sur nombre de sujets.

● Oui on peut et on doit défendre ses opinions. C’est nécessaire pour combattre la pensée unique et parce que c’est ça la démocratie.

● Mais oui aussi, on doit être capable de se rassembler sur les valeurs essentielles qui fondent notre République.

Un rassemblement républicain contre toutes les hainesSi cette signature a été un moment exceptionnel, elle ne reste qu’un moment.

Ce qui a été important, ce sont les discussions qui ont eu lieu dans les conseils d’administration, les bureaux et les assemblées générales pour débattre de cette initiative et décider d’y participer ou non.

Et aujourd’hui ce qui est important, c’est de donner, au quotidien, du contenu pour que cette signature collective ne croupisse pas dans un tiroir.

Mais qu’au bout du compte, on s’aperçoit que le débat qui s’est mené sur les valeurs de la République a certainement contribué à faire reculer les idées reçues, l’intolérance et la peur des différences.

● Parce que nous vivons dans un monde particulièrement violent.

● Un monde fait de guerre, de racisme, d’antisémitisme.

● Un monde déchiré par les inégalités, la précarité, les discriminations, le fanatisme, etc.

● Et parce que nous voulons construire un autre monde,

les démocrates et les progressistes ont le devoir d’être des sentinelles du bien vivre ensemble.

Comme le disait Lucie Aubrac, pour faire cela il faut savoir conjuguer le verbe résister au présent.

Je me permettrai juste d’ajouter que pour moi, il faut aussi savoir conjuguer, au présent, le verbe oser.

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