Tragédie du 17 octobre 1961 : les premiers pas d’une reconnaissance officielle par la France

Tragédie du 17 octobre 1961 : les premiers pas d’une reconnaissance officielle par la FranceMercredi 17 octobre, comme nous le faisons depuis de nombreuses années, nous avons commémoré avec l’Association pour la Promotion de la Culture Algérienne et de nombreuses personnalités présentes le 51ème anniversaire de la tragédie du 17 octobre 1961.

De tous les crimes de la guerre d’Algérie, le massacre du 17 octobre 1961 fait à l’évidence partie des plus honteux.

Le 17 octobre 1961, des milliers d’Algériens ont été arrêtés et assassinés.

Cette répression policière, orchestrée par Maurice Papon, Préfet de Police de l’époque et personnage de sinistre mémoire, ne relevait en rien d’une bavure ni de la réaction d’une police débordée par l’ampleur d’une manifestation pourtant pacifique, mais bien d’une responsabilité de l’État français.

Cette page obscure connaîtra un nouveau prolongement dramatique au métro Charonne, le 8 février 1962, où 9 syndiqués CGT et membres du Parti Communiste Français trouvèrent la mort.

Il y a une constance historique : la République s’abaisse dans la dissimulation et se grandit dans la vérité.

C’est ce que nous faisons à Givors depuis plusieurs années en impulsant, avec l’APCA, un important travail de mémoire. Devoir de mémoire qui en aucun cas ne doit être sélectif.

Givors, première ville de France à avoir inauguré un square du 17 octobre 1961, est fière de sa participation à la recherche de la vérité historique, et satisfaite aujourd’hui que son exemple soit suivi par de nombreuses autres villes françaises.

Et à ce titre, je ne peux que me réjouir de la déclaration du Président de la République, c’est une première historique même si à mon sens elle mériterait d’être développée, et du vote, par la majorité de gauche du Sénat, d’une résolution déposée par la présidente du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC) reconnaissant officiellement la « répression sanglante » par les forces de l’ordre de la manifestation d’Algériens du 17 octobre 1961.

C’est un acte important, attendu, et auquel il revient aux députés de donner toute sa portée par un vote solennel de l’Assemblée nationale.

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