Soutien à l’action de Stéphane Gatignon : Les collectivités ne doivent pas payer les pots cassés de la crise

Soutien à l'action de Stéphane Gatignon : Les collectivités ne doivent pas payer les pots cassés de la criseDu vendredi 9 novembre au mardi 13 novembre, Stéphane Gatignon, maire de Sevran, ville de plus de 50 000 habitants en région parisienne, a fait une grève de la faim aux portes de l’Assemblée nationale pour obtenir les crédits qui font défaut à sa ville et boucler le budget de sa commune.

Sa mobilisation, que je soutiens, met en lumière la situation financière extrêmement fragilisée des collectivités locales.

Dans un contexte national et européen préoccupant, avec une perspective de récession de plus en plus menaçante, les collectivités locales, et notamment les communes les plus modestes financièrement et des dizaines de départements, connaissent en effet des difficultés de plus en plus inextricables pour boucler leur budget et obtenir des banques les crédits indispensables à leur action.
 
Alors qu’elles sont l’un des moteurs déterminants de l’investissement national et l’un des atouts essentiels de sortie de crise, les collectivités locales servent depuis des années de variable d’ajustement d’une politique nationale d’inspiration libérale, marquée par une austérité de plus en plus forte pour la dépense publique dédiée au service de l’intérêt général.

Les effets conjugués de la suppression de la taxe professionnelle, de plusieurs années de réductions budgétaires, de désengagements de l’État, de révision générale des politiques publiques et de raréfaction du crédit, n’ont fait qu’aggraver la situation et fragiliser très fortement les ressources des collectivités locales, à l’exemple de la ville de Givors qui, ces 5 dernières années, a perdu 3 millions d’euros de dotation d’État pour son budget.

Ces difficultés mettent en péril la capacité d’action des acteurs locaux en direction des populations et des territoires qui en ont plus que jamais besoin. C’est tout à la fois les services publics de proximité, les collectivités locales et les organismes sociaux qui sont aujourd’hui menacés et qui pénalisent le dynamisme économique local.

Et ce n’est pas la poursuite du gel en valeur, pour la 3ème année consécutive, des dotations d’État aux collectivités locales, ni leur baisse programmée pour 2014 et 2015 (-2,25 milliards d’euros) qui va permettre aux collectivités territoriales de redresser leurs finances publiques.

Présentée comme la solution à la crise, cette politique d’austérité n’a fait qu’aggraver les problèmes, entraînant notre pays, les collectivités locales et les populations dans un cercle vicieux infernal, toute nouvelle difficulté justifiant une nouvelle cure d’austérité qui aggrave à son tour les problèmes posés, comme on le voit en Grèce, en Espagne et partout en Europe.

C’est un changement de cap politique profond dont a besoin aujourd’hui notre pays pour continuer à répondre aux besoins des populations dans nos territoires et relever les défis auxquels sont confrontées nos sociétés contemporaines.

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