La passion de Givors et le goût de l’avenir

La passion de Givors et le goût de l’avenir

Vendredi 11 janvier, comme je le fais chaque année depuis que je suis maire, j’ai eu le plaisir, avec mes collègues élus de la majorité municipale, de souhaiter nos meilleurs vœux 2013 aux forces vives du territoire ainsi qu’à la population givordine venus nombreux.

Cette cérémonie, qui a attiré plus de 800 personnes, fut l’occasion de dresser le bilan de 10 ans d’actions au service de Givors et de sa population, mais aussi de mettre à l’honneur des initiatives et des personnalités locales, particulièrement marquantes en 2012, à l’exemple de :

- la jeune chanteuse givordine, Jade Granjon-Rosa, qui nous a interprété de très belles mélodies,

La passion de Givors et le goût de l’avenir- Xavier Gérard, jeune viticulteur de notre ville, qui vient de créer une cuvée givordine et qui a proposé une dégustation fort appréciée lors de la cérémonie,

- les jeunes lycéens du lycée Aragon de Givors qui ont présenté le premier prix national et le premier prix européen remporté au concours U4 Energy pour la création d’une agence locale d’énergie.

Cette cérémonie des vœux fut également l’occasion de fêter symboliquement l’accueil du 100ème Tour de France à Givors, le 14 juillet prochain, avec un tomber de plus de 500 ballons aux couleurs jaune et noir de la ville, et la diffusion d’une vidéo sur la légende du Tour depuis sa création en 1903.

Enfin, à ma plus grande surprise, Christiane Charnay, 1ère adjointe, et les élus de majorité municipale ont souhaité profiter de cette cérémonie républicaine pour en bouleverser le protocole prévu afin de fêter mes 20 ans de mandat et saluer l’action collective que j’ai eu l’honneur de conduire tout au long de ces années au service de Givors et de ses habitants, en m’offrant un magnifique présent, qui m’a, je dois le dire, profondément touché.

La passion de Givors et le goût de l’avenirJe remercie bien évidemment Christiane Charnay, les élus de la majorité municipale et l’ensemble des participants de cette cérémonie pour cette belle attention.

Ce qui ne m’empêche pas de réaffirmer ce que je dis souvent : je ne crois ni en l’homme, ni en la femme providentielle, mais en l’action collective, respectueuse des différences et exclusivement consacrée à l’intérêt général.

Et je ne crois pas que l’on puisse être porteur de l’intérêt général si l’on reste figé dans d’étroites logiques partisanes et campé sur ses certitudes personnelles.

Bien au contraire, je pense que l’action quotidienne au service des populations et des territoires, que j’ai eu l’honneur de conduire aux côtés d’élus particulièrement engagés pour Givors, est une leçon de vie, qui oblige à travailler en commun, à partager et qui appelle autant à l’humilité qu’à l’audace et à l’innovation.

En attendant la publication imminente de la vidéo des vœux, je vous propose de (re)vivre la cérémonie 2013 à travers une série de photos et l’intégralité de mon discours :


Je remercie Jade Granjon-Rosa, chanteuse givordine, pour ce moment de grande qualité.

Je souligne la présence de Xavier Gérard, viticulteur qui vient de créer une cuvée givordine et qui vous accueillera dans cette salle pour une dégustation.
Présence également d’Axelle Giraud jeune maire du conseil municipal d’enfant 

Félicitations enfin aux étudiants du lycée Aragon qui ont remporté le premier prix national et européen pour la création d’une agence locale d’énergie.

Mesdames, Messieurs, Chers amis,

Comme chaque année l’équipe municipale et moi-même sommes heureux de vous accueillir pour cette traditionnelle cérémonie des vœux.

  • L’année qui vient de s’achever a été marquée par une situation économique, sociale et environnementale particulièrement dégradée.

Tous les pays de la zone euro sont impactés, ce qui génère des conséquences lourdes sur la vie quotidienne des populations.

Un contexte particulièrement difficile, qui vient d’être qualifié « comme un véritable désastre » par l’actuel prix Nobel d’économie.

La passion de Givors et le goût de l’avenirSi l’économie va mal, il en est malheureusement de même pour les relations internationales. Dans de trop nombreux pays, la liberté et l’égalité ne restent que de vagues promesses et partout la fraternité est mise à mal par les discriminations, l’intolérance et le racisme.

Une réalité, particulièrement meurtrière pour les hommes, les femmes et les enfants qui trop souvent paient de leur vie la montée en puissance de tous les fanatismes, qu‘ils soient religieux, économiques ou politiques.

Ce sombre tableau est heureusement éclairé par quelques étincelles et lueurs d’espoir, dont l’entrée de la Palestine à l’UNESCO et à l’ONU.

A son échelle, Givors participe de ce mouvement solidaire en développant un partenariat avec la ville palestinienne de Beit Sahour (proche de Bethléem) et en poursuivant ses relations avec Gavinanée au Mali ainsi qu’avec les autres villes jumelées, qui heureusement pour elles vivent des moments moins dramatiques.

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  • Notre planète subit, elle aussi, des assauts qui chaque jour la martyrisent.

L’ouragan Sandy, l’un des plus importants de l’histoire américaine, a plongé New York dans le chaos et a causé des milliers de décès à Haïti et dans toutes les Caraïbes.

Entre les séismes à répétition et la succession de vagues de grands froids et de moments de très grandes chaleurs, la nature nous rappelle qu’il est impératif de faire de la sauvegarde de l’environnement un objectif planétaire.

  • Notre pays n’échappe malheureusement pas à ces fractures économiques, sociales et environnementales et toutes les enquêtes montrent une augmentation sensible des inquiétudes.

– Inquiétudes face à l’escalade de la violence.

- Inquiétudes pour l’avenir de notre jeunesse, mais aussi pour le devenir et le bien être des plus anciens.

- Inquiétudes économiques enfin, autant pour les entreprises qui peinent à remplir leur carnet de commande que pour les salariés dont le niveau de vie subit de lourdes baisses.
La passion de Givors et le goût de l’avenir
Avec près :

- de 9 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté,
- 1 jeune sur 4 étant sans emploi,
- et 6 Français sur 10 ayant les plus grandes difficultés à se loger,
on comprend mieux pourquoi 2012 aura été marquée par la montée en puissance des mouvements sociaux.

  • La protestation s’est également traduite lors des dernières élections présidentielles et législatives.

Élections au cours desquelles une majorité de Français a souhaité élire un nouveau président de la République, et donner une nouvelle majorité à l’Assemblée Nationale.

  • Finalement, entre inquiétude, colère et désillusion, chacune et chacun prend conscience qu’il n’est finalement pas possible de faire fonctionner une société sans avoir comme boussole permanente la volonté de placer les êtres humains et la planète au centre de toutes les préoccupations.

Au centre de toutes les préoccupations, car en période de crise, ce sont toujours les hommes et les femmes, et notamment les plus modestes, qui sont fragilisés.

Et ce sont toujours les collectivités locales, les services publics et le monde associatif et sportif qui font les frais de la raréfaction de l’argent public.

Mesdames, messieurs,

La passion de Givors et le goût de l’avenirC’est une certitude, l’année qui s’ouvre ne sera pas une année facile.

La croissance est toujours en panne et les économistes n’hésitent plus à parler de récession.

La reconduction du gel des dotations d’État, qui dure depuis 3 ans et qui a fait perdre 3 millions d’euros à notre ville, va sérieusement compliquer l’équilibre financier des collectivités, comme vient de le constater, à l’unanimité, le congrès des maires de France.

Si notre ville n’est pas épargnée, la situation actuelle est sans commune mesure avec la grande désindustrialisation des années 70, quand Givors, dû surmonter la plus importante crise urbaine, économique et sociale de son histoire.

A l’époque, le déclin de notre ville était devenu particulièrement critique, malgré le courage, et les efforts des municipalités précédentes.

● Les entreprises, commerces et services publics fermaient les uns après les autres,
● les banques refusaient de prêter à l’une des villes les plus endettées de France,

● les promoteurs privés avaient déserté le territoire,

● les problèmes sociaux s’accumulaient, et la courbe démographique chutait dangereusement.
Certains s’en rappellent, c’était l’époque où Givors était baptisée « la délaissée de la République ».

  • « Dans les grandes crises, le cœur se brise ou se bronze » disait Honoré de Balzac.

La passion de Givors et le goût de l’avenirCette maxime a tout particulièrement résonné dans notre ville, qui une fois encore a su faire face à son destin pour faire admettre qu’elle n’était pas perdu et qu’elle pouvait de nouveau être porteuse d’attractivité.

De 1995 à 2000 toutes les bonnes volontés se sont rassemblées et mobilisées afin d’obtenir les financements nécessaires au redressement de Givors.
En 2000 un schéma directeur global a été étudié puis concerté et présenté à la population.

•    Le périmètre du centre historique a été modifié afin qu’il devienne le centre ville élargi d’une ville centre, disposant des services publics nécessaires à la population de tout le sud du Département.

•    La SNCF a fait l’objet de toutes les sollicitations pour qu’un véritable cadencement TER entre Givors et Lyon aide au désenclavement de ce territoire, permettre l’arrivée de nouvelles populations, et créer les conditions d’un renouveau économique.

•    Enfin, de nouveaux partenariats ont été engagés avec notamment l’entrée de Givors dans le Grand Lyon.

Engagé en 2000, ce travail d’élaboration a débuté concrètement en 2002, une fois le schéma directeur approuvé et financé par tous les partenaires et les institutions.

L’année 2012, marque donc la fin d’une étape et il est bien naturel d’en faire le bilan.

•    10 ans après, Givors s’est transformée au point que ce territoire est désormais capable d’envisager son avenir avec plus de sérénité.

-    la dette qui s’élevait à 1 600 € par habitant en1995 ne représente plus que 12 € par habitant en 2013,

-    les taux de l’imposition locale baissent depuis 2004,

-    et la population qui avait chuté en dessous des 18 400 habitants a largement repassé la barre des 20 000 habitants.

•    Après des milliers d’heures passées à surmonter les pires difficultés, nous comprenons mieux pourquoi il y a 10 ans ce projet était au mieux considéré comme une utopie et au pire comme de vagues promesses électorales.

Et pour ceux qui y croyaient, il était tout simplement impensable de le boucler en 10 ans.

Mesdames, messieurs, chers amis,

La passion de Givors et le goût de l’avenirAu fil des années et de nos relations, des liens profonds se sont tissés entre nous.

De par nos professions, nos fonctions et nos engagements respectifs, nous avons eu de multiples satisfactions, mais nous avons surtout été confrontés aux difficultés liées au développement territorial.

Réfléchir, proposer, s’enrichir d’autres propositions, convaincre, innover et enfin trouver les financements, voilà ce qu’a été le quotidien de celles et ceux qui ont participé au redressement de cette ville.

Je l’ai souvent dit et le répète aujourd’hui :

Je ne crois ni en l’Homme, ni en la femme providentiel.
Et je ne crois pas non plus que l’on puisse être porteur de l’intérêt général si l’on reste figé dans d’étroites logiques partisanes.

Bien au contraire, je pense que l’action quotidienne au service des populations et des territoires est une leçon de vie, qui oblige à travailler en commun, et pousse autant à l’humilité qu’à l’audace et à l’innovation.

Pour clore cette étape décénale, je voudrais sincèrement remercier toutes celles et tous ceux qui ont individuellement pris part à cette métamorphose, ainsi que tous les partenaires qu’ils soient publics ou privés,

- l’Europe et l’Etat pour leurs financements conséquents,

- le Conseil Général, le Conseil Régional et le Grand Lyon pour leurs trés importantes contributions financières et humaines,

- les différents acteurs économiques qui ont accepté de rester ou d’investir sur ce territoire.

- La SEM Givors Développement, son personnel et son tout nouveau directeur,

- Le personnel de l’État du Grand Lyon et du département.

Bien évidemment, j’adresse un très grand merci au personnel communal et à son directeur général des services ainsi qu’à mes collègues du conseil municipal.

Mes collègues du conseil municipal, qui aux côtés de Christiane Charnay, 1ère adjointe, ont donné beaucoup de temps et dépensé beaucoup d’énergie dans leur délégation respectives.
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Mesdames, messieurs, chers amis,

La passion de Givors et le goût de l’avenirNous voici à l’aube d’une nouvelle année, et nous sommes face à de nouveaux défis qui incontestablement ne sont pas que givordins.

Un monde nouveau est en train de naître avec des évolutions fulgurantes dans de nombreux domaines de la vie.

Des évolutions, mais devrais-je dire des révolutions qui soulèvent autant d’enthousiasme que d’angoisse, car elles remettent profondément en cause les bases et les repères que nous avons connus jusqu’ici.

Dans ces périodes qui suscitent le trouble, je crois fermement à la capacité des hommes et des femmes à agir pour  faire changer le cours des choses et pour que les opportunités ne soient pas vécues comme des menaces.

Il ne suffit donc pas d’être spectacteur des grands basculements de l’histoire, il nous faut agir, agir pour faire naître le nouveau, en lui donnant une dimension humaine, solidaire et fraternelle.
Dans un monde où tout fonctionne désormais en réseau planétaire, je ne crois ni à l’action cloisonnée où chacun s’enferme dans son secteur, ni à l’isolement intellectuel où chacun s’enferme dans ses certitudes.

Si nous voulons surmonter collectivement les défis de ce 3ème millénaire, il va nous falloir encore mieux coopérer et encore mieux se rassembler.

o    Coopérer, car rien de durable ne peut se faire dans la contrainte.

o    Coopérer, pour nous enrichir de toutes les différences qu’elles soient politiques, philosophiques, ethniques ou religieuses.
o    Et enfin il va falloir nous rassembler car, rien ne peut se construire en divisant celles et ceux qui ont tout pour être unis par le sens de l’intêret général.

  • Pour faire entendre la voie de l’espérance, Gandhi avait trouvé cette belle formule.

La passion de Givors et le goût de l’avenir« Un arbre qui tombe fait beaucoup de bruit, une forêt qui germe ne s’entend pas ».

A Givors, cette formule fait sens, autant pour ce qui a déjà été réalisé que pour tout le travail qu’il reste à effectuer et qui nous donne le goût de l’avenir.

Le goût de l’avenir capable de mobiliser les enthousiasmes et les énergies.

Le goût de l’avenir qui est l’essence même de la vie, et de nos envies.

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Et bien voilà, Mesdames , Messieurs, pourquoi je suis raisonnablement optimiste à l’aube de cette nouvelle année.

Nouvelle année que je vous souhaite pleine de bonheur et de santé, mais aussi de courage et de lucidité pour en faire une année de paix, et de solidarité, en définitive une année résolument placée au service de l’être humain.

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