Une décentralisation scindée en trois

Ce report doit également servir de leçon. Comme j’avais pu le dire lors des différentes réunions au conseil général du Rhône et lors de la séance plénière des élus du Grand Lyon, les élus communistes et républicains s’inscrivent dans le débat sur l’acteLe nouveau projet de loi de décentralisation n’a pas convaincu les principaux concernés. Le mécontentement des élus locaux aura forcé le gouvernement à revoir sa copie.

Le projet est retiré, et la nouvelle vague de décentralisation fera l’objet de trois textes distincts. Un premier sur les métropoles, un deuxième sur le rôle des régions et un troisième pour le reste.

Le texte original devait être présenté le 10 avril en Conseil des ministres. Seul le premier des trois nouveaux textes est désormais annoncé, avec une échéance pour le printemps.

Le texte sur lequel planchait le gouvernement n’avait jusqu’alors convaincu personne.

Je me félicite de ce report qui conforte la position des élus communistes et républicains du département du Rhône qui, depuis le début, demandent une très large concertation sur cette question primordiale des institutions de notre pays.

Ce report doit également servir de leçon. Comme j’avais pu le dire lors des différentes réunions au conseil général du Rhône et lors de la séance plénière des élus du Grand Lyon, les élus communistes et républicains s’inscrivent dans le débat sur l’acte 3 de la décentralisation, sans idées préconçues sur la forme mais avec de fortes certitudes sur le fond :

« Repenser le rôle de l’Etat, c’est aussi réinventer le mode de partenariats avec les collectivités, en arrêtant de faire financer au niveau local ce qui est décidé à l’échelon national.

Les communes doivent être renforcées, non pas parce que la commune serait un dogme indépassable mais tout simplement parce que la commune est

• le dernier lieu de proximité et de solidarité,
• le lieu historique de la démocratie participative,
• et le seul et unique lieu où l’humain, l’urbain, le péri-urbain et le rural ont une chance de se réconcilier.

Ce n’est pas de fausses économies dont nous avons besoin mais au contraire de multiplier les aides aux populations.

Ce n’est pas de concurrence entre les territoires dont nous avons besoin mais au contraire de coopération et de solidarité.

Ce n’est pas de compétition financière dont nous avons besoin mais au contraire d’entreprises génératrices d’emploi et de services publics modernisés.

En bref, il serait inacceptable que la nouvelle organisation territoriale soit instrumentalisée afin de trouver des marges de manœuvre pour réduire la dépense publique. »

Comme j’ai pu le dire maintes fois, il faudra des moyens financiers mais aussi du temps pour la concertation.

Du temps pour la concertation car repenser notre organisation administrative doit être une chance pour les territoires, mais aussi une chance pour enfin commencer à réconcilier la société avec le politique.

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