Présence du Préfet de région au 69ème anniversaire de la Libération de Givors

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Lundi 2 septembre, nous avons commémoré le 69ème anniversaire de la Libération de Givors, à l’Esplanade de la résistance et de la déportation, en présence d’une assistance nombreuse et de :

- Monsieur Jean-François Carenco, préfet de la région Rhône-Alpes, préfet du Rhône,
- Monsieur Philip Alloncle, préfet délégué à l’égalité des chances,
- Monsieur Philippe Rivé, directeur départemental de l’Office National des Anciens Combattants et des victimes de guerre (ONAC),
- Roland Segear, Président de l’association des membres de la Légion d’Honneur décorés au péril de leur vie,
- des présidents des associations de résistants, déportés et anciens combattants,
- et des élus de Givors.

Après avoir remercié la Philar ainsi que l’orchestre des cœurs de Givors qui nous offert une magnifique prestation, j’ai tenu à excuser Monsieur Georges Guidollet, ancien résistant et ancien préfet de Haute-Savoie, qui n’a malheureusement pas pu se déplacer au dernier moment pour des raisons de santé.

Participer à cette journée commémorative, c’est bien évidemment rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont libéré Givors.

Mais c’est également penser à toutes celles et tous ceux qui ont donné leur vie pour libérer la France de l’occupation nazie.

Photo_042.jpgRendre hommage et perpétuer le devoir de mémoire sont d’ailleurs les raisons essentielles qui ont présidé à la création de cette esplanade afin de rassembler toutes les mémoires de la seconde Guerre mondiale.

Rassembler les mémoires non pas pour les uniformiser ou les réduire mais plutôt pour leur donner encore plus de sens.

Depuis 69 ans, chaque année, la commémoration de la libération de Givors est une journée particulièrement dense et importante.

Particulièrement dense car, depuis 69 ans, nous effectuons des pèlerinages sur les lieux des maquis givordins et nous nous recueillons devant les stèles qui jalonnent notre ville.

Et une journée particulièrement importante car le devoir de mémoire permet de mieux appréhender notre histoire afin de mieux comprendre le présent, et ainsi mieux préparer notre avenir.

Passé, Présent, Avenir, toute l’histoire de Givors est faite de cette fraternité et de cet humanisme, qui sont des valeurs fondamentales pour le bien vivre ensemble.

Photo_020.jpg● Des valeurs fondamentales que nous ravivons chaque année lors des multiples commémorations,

● Des valeurs fondamentales que l’on retrouve dans notre volonté d’offrir aux associations d’anciens combattants résistants et déportés de nouveaux et spacieux locaux afin qu’elles puissent assurer, dans les meilleures conditions, leur travail historique, notamment en direction des collégiens et lycéens.

69 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous faisons ainsi une nouvelle halte dans la marche du temps.

Nous le faisons car en cette période de rentrée des classes, il est de notre devoir de transmettre aux jeunes générations cette part de notre héritage commun et de leur dire, qu’il y a 69 ans, notre ville était libérée par :

- des soldats et des résistants à peine plus âgés qu’eux,
- par des soldats et des résistants d’origines sociales et de nationalités différentes.

Photo_032.jpgCertains étaient communistes, gaullistes ou sociaux démocrates,

D’autres étaient athées, juifs, musulmans ou chrétiens,

D’autres encore étaient français d’origine, français d’adoption ou étrangers,

Mais toutes et tous ont eu le mérite et l’intelligence de mettre leurs différences politiques, religieuses ou ethniques au service de la Liberté et d’un idéal commun qui s’appelait la France.

Malheureusement, 69 ans après, le monde a bien changé.

Photo_014.jpgCe qui paraissait acquis est aujourd’hui trop souvent remis en cause, donnant ainsi raison à Berthold Brecht quand il disait que « le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde ».

Voilà pourquoi, il est impératif de faire percevoir cette réalité aux jeunes générations afin qu’elles connaissent les sacrifices mais aussi pour qu’elles comprennent le sens profond de nos valeurs républicaines.

Leurs faire percevoir cette réalité :

● D’abord pour afficher la reconnaissance que nous devons à ceux qui ont résisté et combattu,

● ensuite pour que les jeunes générations comprennent ce qui façonne leur identité actuelle,

● et enfin pour qu’elles apprécient pleinement de vivre libre dans un pays démocratique.

Leur faire percevoir cette réalité car nous vivons malheureusement dans un monde marqué par le repli sur soi et l’immédiateté ; dans un monde fait d’oubli et de perte de repères.

Photo_006.jpgLeur faire percevoir cette réalité car nous vivons malheureusement dans une société gangrénée par le racisme, et il n’est donc pas inutile de rappeler que cette libération a aussi été possible grâce aux sacrifices des combattants Marocains, Algériens et des tirailleurs Sénégalais qui combattirent au coude à coude avec l’armée et les résistants français, et qui, par milliers, furent massacrés par les Allemands aux portes de Lyon.

● Important de rappeler que l’antisémitisme fou a permis la déportation et l’assassinat de millions de juifs dans les camps de la mort.

● Important de rappeler les millions de morts des armées britanniques, américaines et soviétiques mais aussi les trop nombreux Givordins qui furent tués au combat, assassinés dans les camps ou tués lors des bombardements.

● Important de rappeler que la Croix de guerre avec étoile d’argent attribuée à notre ville, les monuments et stèles qui jalonnent nos quartiers, les différentes plaques de rue portant les noms des martyrs givordins… sont là pour rappeler aux passants que notre ville a payé un lourd tribut à cette guerre.

Photo_004.jpgIl y a 69 ans, la population givordine était en liesse devant l’espoir, la joie et la liberté retrouvée.

Il y a 69 ans, l’Hôtel de ville, siège du comité de Libération, fut le lieu de cet enthousiasme populaire qui marquait enfin la victoire sur la folie d’Hitler et sur ceux qui honteusement collaborèrent.

Aujourd’hui, c’est devant cette esplanade de la résistance et de la déportation que Givors rend une nouvelle fois hommage à celles et ceux qui ont souffert et sont morts pour que l’on puisse vivre libre.

● Dans un monde en perpétuelle tension,

● A l’heure où des conflits armés ravagent tant de pays,

● A l’heure où les fanatismes et les intégrismes meurtrissent tant de peuples,

il nous faut rappeler que la liberté est aussi facile à perdre que difficile à retrouver.

Photo_051.jpgRappeler qu’un peuple qui aspire à la paix et au bonheur doit constamment maintenir vivant les valeurs de justice, de tolérance, d’égalité et de fraternité.

Des valeurs qui étaient celles du Conseil National de la Résistance, dont nous avons fêté le 70ème anniversaire cette année en veillant à y associer largement les collégiens ainsi que les jeunes conseillers municipaux de Givors afin de les aider à réfléchir sur ce que signifie « résister » aujourd’hui.

Chaque année, nous essayons de mettre en œuvre de nombreuses initiatives pour le vivre ensemble, la paix et la solidarité.

● Je pense à la signature par plus de 115 acteurs locaux et départementaux d’un Pacte civique et républicain réaffirmant les valeurs fondamentales  de notre République et du vivre ensemble.

● Je pense au devoir de mémoire organisé par les enseignants et les anciens combattants, ainsi qu’à l’organisation annuelle d’une semaine dédiée à la citoyenneté,

● Je pense enfin à tous ces rassemblements que nous organisons sur cette esplanade dès que les valeurs de la République sont mises à mal.

Photo_050.jpgCette esplanade de la Résistance et de la Déportation abrite 6 stèles qui sont de véritables sentinelles dressées, autant pour faire barrage à tous les fanatismes et à tous les extrémismes que pour montrer que les différences sont sources de richesse et de partage.

Ce devoir de mémoire est quotidiennement renforcé par le travail que mènent quotidiennement les anciens combattants, résistants et déportés, et qui, cette année, aura une résonnance particulière avec l’inauguration du nouveau musée de la résistance et de la maison des anciens combattants.

Je souhaite leur adresser un immense remerciement.

Les remercier car 69 ans après, ils continuent à agir pour que notre planète, nos enfants et nos petits-enfants puissent vivre libre dans un monde de justice, de paix et de liberté.

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En excusant Monsieur Guidollet qui est souffrant, je voudrais également remercier de leur présence :

- Monsieur Philippe Rivé, directeur départemental de l’Office National des Anciens Combattants et des victimes de guerre (ONAC),

- Monsieur Stéphane Rouvé, préfet délégué à la sécurité et à la Défense,

- Monsieur Philip Alloncle, préfet délégué à l’égalité des chances,

- Monsieur Carenco, préfet de la région Rhône-Alpes et préfet du Rhône, qui a accepté, malgré un emploi du temps chargé, d’assurer sa présence à ce 69ème anniversaire de la Libération de Givors.

Cliquez ici pour accéder au discours du préfet de région et préfet du Rhône


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