Le front de Rhône s’embellit avec la nouvelle place de la Liberté

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Samedi 28 septembre, j’ai eu le plaisir de participer à la découverte des nouvelles places de la Liberté et Port du Bief en présence d’une assistance nombreuse dont Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon et président du Grand Lyon, des maires de l’agglomération et des élus de Givors, Axelle Giraud, jeune maire du conseil municipal des enfants, et des habitants de Givors.

L’ouverture de cette nouvelle place m’inspire deux remarques et de nombreux remerciements :


Photo_093.jpg● Merci au Grand Lyon qui a financé le projet à hauteur de 1,5 millions d’euros, et à son président, Gérard Collomb, autant pour sa présence que pour l’attention particulière et quotidienne qu’il accorde à Givors et à ses habitants.

● Je n’oublie la ville de Givors et sa contribution, à hauteur de 329 000 €, pour l’éclairage et l’aménagement des espaces verts.

● Merci à Henri Bazin, Louis Soulier et Christian Réale, les élus givordins en charge de ce secteur, ainsi qu’à tous les techniciens et tous les intervenants du Grand Lyon et de la ville qui ont travaillé en partenariat sur ce chantier.

● Merci enfin aux entreprises et aux architectes Fanny Derobert et Catherine Combe qui ont conçu ces nouveaux aménagements, qui doivent être rapidement complétés par des plots anti-stationnement.

Photo_058.jpgCette place fait partie du patrimoine givordin à plus d’un titre.

● Au 18ème siècle, elle accueillait la Saulée du Port qui organisait le commerce et l’entrepôt de toute sorte de marchandises.

C’était l’époque de l’essor industriel et du développement du transport fluvial qui fit la renommée de Givors dans la région.

● Au 19ème siècle, la place fut la vitrine des inondations récurrentes du Rhône et de ses affluents.

C’était l’époque où la Société des sauveteurs et les pompiers de Givors, dont nous avons inauguré la caserne il y a quelques jours, faisaient preuve de solidarité et d’entraide pour aider la population givordine.

Photo_064.jpg● Et au 20ème siècle, la place de Liberté fut le lieu privilégié des bals, des vogues et des fêtes populaires qui animaient la vie locale.

● A la fin des années 90, la place de la Liberté fut considérée comme l’un des éléments majeurs du projet de ville 2000-2010 et se trouva au centre d’un pôle touristique en Front de Rhône, avec la création d’une halte fluviale et de la Maison du Fleuve Rhône.

Cette longue histoire rappelée, j’en viens à mes deux remarques.

Un célèbre poète a dit « il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage ».

Et du courage, il en a fallu.

Photo_061.jpg● Il en fallu non pas pour réaliser cette place, mais bien pour engager ce territoire dans la voie de l’intercommunalité avec le Grand Lyon.

Au 1er janvier 2007, la ville de Givors entrait dans la communauté urbaine après un vaste travail d’explications terminé par un référendum d’initiative locale afin que la population puisse donner son avis.

● Du courage, il en fallu, tant pour les élus givordins qui avaient décidé d’engager le débat et de le clore par un vote citoyen, que pour le président du Grand Lyon qui, lui aussi, a dû convaincre les autres territoires qu’accepter Givors dans le Grand Lyon était une question importante pour Givors mais également pour la communauté urbaine.

Photo_067.jpgPlus de 7 ans après, nous pouvons dire sans fausse modestie que nous avons eu raison.

Raison de refuser l’immobilisme dans un monde qui bouge, et qui bouge vite.

Givors qui était appelée « la délaissée de la République », est de nouveau une ville qui compte dans l’agglomération.

● J’en veux pour preuve les 128 trains qui s’arrêtent chaque jour en gare de Givors Ville ainsi que les nombreux bus TCL qui desservent les différents quartiers de Givors.

● J’en veux pour preuve le fait que Givors ait été choisie pour accueillir le siège du Pôle métropolitain et celui du Syndicat Mixte des Transports.

Photo_074.jpg● J’en veux pour preuve le dynamisme démographique de notre ville, qui après avoir chuté à 18 400 habitants en 1995, repasse aujourd’hui la barre des 20 000 habitants.

Il est vital aujourd’hui de coopérer entre territoires et de mutualiser nos moyens et nos savoir-faire, tout en gardant bien sûr l’identité de chacune de nos villes.

Si Givors avait commencé à se redresser dès la fin des années 90, il est indéniable qu’elle a confirmé son rebond et son renouveau grâce au Grand Lyo, avec notamment

● l’arrivée des TCL,
● le développement économique,
● et le travail sur la mixité et l’insertion.

J’en viens à ma deuxième remarque.

Photo_085.jpgAu dessus de la place, au fronton d’un immeuble, il y a deux banderoles où il est écrit :

●  « Opposé au projet d’aménagement de la place »,
● « Moins de bling-bling, plus de parking ».

S’il est nécessaire de rectifier car il y a aujourd’hui, sur ce secteur, plus de places de stationnement qu’hier, il est tout aussi nécessaire de prendre le temps de la réflexion.

De la réflexion quant à notre vision future des villes que nous souhaitons construire.

Quelle ville voulons-nous ?

Photo_088.jpgUne ville à vivre pour les personnes âgées, les enfants, les salariés, les commerçants, une ville forte d’espaces de détente et de parcs urbains, ou une ville faite pour et autour de la voiture ?

Au bureau de l’Association des Maires de France où j’ai l’honneur de siéger, mes collègues maires me disent que dès que s’élabore un projet, se pose immédiatement la question des parkings, et ce très souvent au détriment de la création d’espaces verts, d’aires de jeux ou d’espaces publics.

Si nous avions cédé aux usagers de la SNCF, nous aurions transformé le pôle de mécanique automobile en un vaste parking.

Photo_118.jpgAdieu l’économie territoriale et adieu les emplois induits, et nous n’aurions pas pu inaugurer, comme nous l’avons fait il y a quelques jours, le salon « AutoExpo 2013 » qui a attiré des milliers de personnes, à Givors.

Si nous avions cédé aux riverains il y a quelques années, le Parc Normandie Niemen n’existerait pas et serait remplacé par une vaste étendue de stationnements.

Adieu la Fête de la ville, et les week-end passés en famille autour des jeux, le long du Rhône.

Céder à la tentation du tout voiture et du tout parking, c’est bien évidemment grever le potentiel de développement de notre ville qui aspire à devenir une ville qui compte dans la future métropole lyonnaise et non une ville dortoir avec de vastes parkings qui seraient toujours trop petits en journée et inutiles à partir de 18h et chaque week-end.

Photo_124.jpgDepuis quelques années, Givors dispose de la 4ème gare de l’agglomération lyonnaise et d’un réseau dense de TCL depuis son entrée dans le Grand Lyon.

Cette ville est engagée dans une dynamique qui privilégie les transports en commun et les modes doux de déplacement.

A l’évidence, ces questions sont des réels enjeux.

Je ne doute pas que la future métropole aura à cœur de s’en emparer car s’il faut pouvoir répondre aux besoins de stationnement, il faut également penser la ville d’abord pour les êtres humains.

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