Résister au présent, résister le 29 novembre

 	Résister au présent, résister le 29 novembreCroire qu’en tenant son congrès à Lyon le 29 novembre, le Front National joue uniquement son habituelle partition provocatrice serait une erreur.

Ce parti qui a creusé son sillon depuis plusieurs décennies en labourant le chemin de la haine, en désignant les Français d’origine étrangère, et singulièrement maghrébine et africaine, comme les responsables de tous les maux, ce parti d’extrême droite effectue un véritable hold-up sur la mémoire.
En organisant son congrès à Lyon, capitale de la Résistance, le Front National entend en réalité s’approprier les valeurs et le symbole de ces Français qui ont résisté, combattu et défait les troupes nazies.
Les héritiers de ce que le monde a connu de pire tentent, aujourd’hui, toute honte bue, de détourner l’histoire et ce qui a fait sa grandeur.

L’extrême droite, qui essaime en France mais aussi dans de nombreux pays européens, surfe sur une situation économique dont chacun connaît la gravité pour tenter, comme à l’accoutumée, d’en faire porter la responsabilité aux étrangers.

Une stratégie nauséabonde, qui hélas trouve écho, notamment auprès des couches les plus défavorisées de nos sociétés.

Il faut que chacun entende bien que le Front National en France, et ses semblables en Autriche, aux Pays-Bas et ailleurs, ne sont pas des partis politiques comme les autres.

Ils se nourrissent de la peur, de l’ignorance, reproduisant jusqu’à l’écoeurement le mythe séculaire du bouc émissaire.

Combattre ces dévots de la haine est un devoir, un devoir envers ceux qui ont résisté, qui ont payé de leur vie, leur engagement, leur conviction, leur courage, ceux qui ont placé leur honneur, leur dignité au-dessus de tout.

C’est en leur mémoire que nous devons nous souvenir. C’est aussi un devoir que nous devons aux générations futures pour faire mentir ceux qui pensent que l’histoire est un éternel recommencement.

L’extrême droite et ses suppôts doivent être combattus sans relâche, sans faiblesse dans la parole, dans l’écrit mais aussi dans les faits.

Plutôt que de déplorer le désespoir de tous celles et tous ceux qui se jettent dans les bras de l’extrême droite, d’en accepter le cours comme la fatalité, il faut bâtir des alternatives sociales, et sociétales en démontrant qu’une autre politique de gauche est possible et surtout nécessaire.

Il est de l’honneur du simple citoyen comme du politique d’oeuvrer en ce sens pour faire en sorte que ces hommes et ces femmes, manipulés par les théoriciens du chaos, ne se trompent plus de colère.

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