55ème commémoration des massacres de Charonne

CharonneLe 8 février, j’ai assisté avec de nombreux élus à la commémoration du massacre de Charonne qui se déroulait au quai des Martyrs du 8 février 1962 de Givors. À l’initiative du PCF et de l’APCA, nous célébrions cette année le 55e anniversaire de la grande manifestation organisée en faveur de la paix et de la répression sanglante qui s’en est suivie.

Au début de l’année 1962, la « guerre sans nom » qui se déroule pour la décolonisation de l’Algérie touche à sa fin. Malgré la décision du peuple français, qui s’était prononcé à plus de 75% en faveur de l’autodétermination de l’Algérie par référendum (le 8 janvier 1961), l’Organisation Armée Secrète (OAS) entretient l’hostilité. Les pouvoirs publics profitent de l’état d’urgence pour imposer un couvre-feu aux seuls Indigènes.

L’OAS tente d’intimider celles et ceux qui militent en faveur de la paix en Algérie, au premier rang desquels figurent les communistes et les syndicalistes. Des menaces de mort ont ainsi visé Camille Vallin et la municipalité qu’il dirigeait à l’époque.

Les attentats terroristes de l’OAS se multiplient. En réponse, le PCF et plusieurs organisations syndicales appellent à une manifestation le 8 février 1962. Agissant aux ordres du gouvernement, le préfet Papon dirige la répression policière d’une rare férocité.

À Paris, les manifestants tentent de se réfugier dans le métro. À la station Charonne, 9 personnes sont assassinées par la police. Toutes les victimes étaient syndiquées à la CGT et, à une exception près, membres du Parti Communiste Français :
• Jean-Pierre Bernard, 30 ans
• Fanny Dewerpe, 31 ans
• Daniel Féry, 16 ans
• Anne-Claude Godeau, 24 ans
• Édouard Lemarchand, 41 ans
• Suzanne Martorell, 36 ans
• Hippolyte Pina, 58 ans
• Raymond Wintgens, 44 ans
• Maurice Pochard, 48ans, décédé à l’hôpital un mois plus tard.
Plusieurs centaines de blessés sont par ailleurs dénombrés. Parmi eux, un agent de la RATP qui rentrait du travail, Mohamed Aït Saada, est resté totalement invalide.

 
Aujourd’hui, alors que la France est à nouveau victime d’un terrorisme aveugle perpétré par des organisations extrémiste et en proie à la montée de la xénophobie, il est essentiel d’honorer la mémoire de celles et ceux qui se sont battus pour la paix et la fraternité entre les peuples.

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