Autoroutes : Non au racket des automobilistes et des collectivités locales

Autoroutes  Non au racket des automobilistes et des collectivités localesC’est un nouveau renoncement opéré par le gouvernement. Un de plus qui vient s’ajouter à la liste, déjà longue, de ces abandons enregistrés depuis des années sur la question des transports.

En effet, afin de financer les rénovations des infrastructures autoroutières, le gouvernement entend aujourd’hui mettre à contribution les usagers et les collectivités territoriales : un plan d’un milliard d’euros, portant sur l’amélioration du réseau et entièrement financé par des deniers publics.

Un beau cadeau pour les concessionnaires privés d’autoroute, exempts de l’effort de participation, un coup dur pour les usagers et les collectivités territoriales.

autoroutes-non-au-racket-des-automobilistes-et-des-collectivites-locales-2Ainsi, il en coûtera aux automobilistes une hausse de 0,3 à 0,4 % par an entre 2018 et 2020, le reste de l’argent nécessaire étant apporté par les collectivités locales.

Alors que :
– le budget transport des ménages est de plus en plus lourd (27 % des dépenses) et que les tarifs des péages ont augmenté de 21,7 % depuis 2007,
– que les collectivités locales doivent déjà subir une baisse des dotations d’Etat,
– que les autorités organisatrices des transports subissent une baisse du versement transport des entreprises et une hausse de la TVA,
– et que les bénéfices des concessionnaires explosent,

cette mesure supplémentaire est injuste et marque un nouveau désengagement de l’État sur une de ses missions régaliennes : assurer l’aménagement du territoire en matière d’infrastructures publiques.

Le combat contre le monde de la finance, cet engagement de campagne sera bel et bien resté à l’état de promesse, pour le bonheur des sociétés concessionnaires tel que Vinci qui a obtenu la concession du futur projet d’autoroute A45, financé aux deux tiers par les collectivités locales et contesté par les élus, les associations et les populations du territoire.

Il y a urgence à agir pour lutter contre cette rente « exceptionnelle » des sociétés d’autoroute qui ne sert que leurs propres profits, au détriment de l’intérêt général. Depuis la privatisation engagée en 2006 par la droite au pouvoir, ces sociétés ont connu un bond de 26 % de leur chiffre d’affaires et distribué 14,6 milliards d’euros à leurs actionnaires.

Pourtant aujourd’hui, d’autres solutions existent, à l’exemple de celles proposées par les parlementaires du Front de Gauche pour la nationalisation des sociétés concessionnaires d’autoroutes.

Évaluée entre 20 et 30 milliards d’euros, cette nationalisation rapporterait 40 milliards d’euros et permettrait à l’État de redevenir propriétaire de ces infrastructures de transport essentielles au maillage de notre territoire.

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