Congrès du MNLE à Givors : pour une politique au service du combat écologique

mnle-climatCe week-end, la ville de Givors accueillait le Congrès du MNLE (Mouvement National de Lutte pour l’Environnement). L’occasion de célébrer notre ami et camarade Camille Vallin, ancien maire de Givors, qui a participé à la création du mouvement il y a 35 ans.

Dire les difficultés que rencontre le combat écologique, c’est enfoncer des portes ouvertes. Nous vivons dans un système économique qui n’a aucun intérêt pour la planète et ses habitants, mais qui se préoccupe davantage des taux de profit des grandes entreprises.

Pourtant, la situation est aujourd’hui catastrophique.

Le réchauffement climatique va avoir des répercussions à plusieurs niveaux, et notamment entraîner les déplacements de millions de personnes. Demain, les réfugiés ne fuiront plus seulement la guerre et la misère, ils fuiront la désertification et la montée du niveau de la mer qui menace leur sécurité.

Par ailleurs, la pollution de l’air tue chaque année 48 000 personnes en France (7 millions de personnes dans le monde) et comme trop souvent ce sont les plus précaires qui sont les premières victimes de ce fléau.

Malgré ces urgences, les politiques publiques ne sont pas à la hauteur de la situation :

♦ Au moment même où la France accueillait la COP21, le gouvernement attaquait la SNCF, en réduisant drastiquement le nombre d’Intercités et l’offre de trains de nuits et s’engageait en parallèle dans le tout routier avec le développement des cars Macron et le projet autoroutier A45.
♦ Dans le même temps, le gouvernement a réduit la contribution des entreprises en augmentant le seuil du versement transport : pour le Sytral, cela représente 20 millions d’euros en moins par an.

Face à ces régressions successives, il est nécessaire de continuer à soulever cette question cruciale à l’heure d’aujourd’hui : qui doit payer les transports publics ?
Faut-il une contribution unique des usagers au système de transports ou répartir également ce financement à l’ensemble des acteurs économiques et exiger une intervention publique forte.
Or, les baisses de financement de l’Etat et de la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes constituent autant de ressources financières en moins pour le développement de la qualité des transports.

Mais au-delà de la question du financement, il est essentiel d’avoir une approche globale. A ce sujet, je tiens à citer l’intervention de François Cosserat, président du MNLE :

« La question est : le capitalisme est-il soluble dans les énergies renouvelables ? La question de l’écologie n’est pas seulement climatique : elle touche la biodiversité, l’eau, la santé publique et les inégalités sociales.
C’est pourquoi ce n’est pas seulement le climat, c’est le système qu’il faut changer. Mais il ne faut pas être dans le flou : de quel système parlons-nous ?
Nous parlons du système qui dirige le monde, du système pour qui la question de la Nature est secondaire par rapport à la question de l’offre, du système qui est consacré exclusivement à la recherche du profit pour le profit.
Disons-le clairement : il faut sortir du capitalisme.
Pour cela, il faut susciter des réponses sociales, économiques, environnementales et culturelles. Il faut que les gens aient envie que les choses changent, et qu’ils pensent que c’est possible. »

p1120438La municipalité de Givors, quant à elle, s’efforce d’apporter sa pierre à la construction d’une société plus agréable à vivre, comme le démontre la décision prise par les élus de la majorité municipale concernant l’extinction de l’éclairage public : permettant de réduire notre bilan carbone, cette mesure réduit également les effets néfastes de la pollution lumineuse sur la vie nocturne.

Ce sont ce type d’exemples qu’ils nous faut aujourd’hui démultiplier afin de répondre aux enjeux économiques, environnementaux et sociaux d’aujourd’hui et de demain.

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