Contournement ferroviaire : un autre tracé est possible

CFALAlors que le tracé sud du Contournement Ferroviaire de l’Agglomération Lyonnaise (CFAL) pourrait être validé dans les prochaines semaines, je tiens à exprimer mes vives inquiétudes, comme de nombreux élus locaux et associations, sur le choix de l’actuel tracé.

Tout d’abord, ce tracé ne prend compte ni les réflexions et propositions émises, ni l’option réaffirmée, par le département et de nombreuses collectivités locales, pour un tracé le long de la LGV Lyon-Marseille.

Ce projet stratégique, visant à améliorer le maillage du réseau ferroviaire tout en libérant de la capacité au cœur du nœud ferroviaire lyonnais, ne peut se faire sans une concertation et une implication des élus et des populations concernées.

Depuis le démarrage du projet de CFAL porté par l’État et RFF à l’époque, et durant toutes les étapes d’élaboration et d’enquête publique concernant notamment le tracé sud, la municipalité de Givors a toujours défendu la même position :

• Non au tracé passant par l’Ozon pour rejoindre le site de Sibelin,
• Oui à un tracé longeant la ligne à grande vitesse Lyon-Marseille.

Projet de Tracé CFALEnfin, si le choix de ce tracé sud du CFAL était confirmé avec un nouveau franchissement ferroviaire au nord de Givors, la municipalité de Givors réitèrerait sa ferme opposition à un tel projet qui aurait des conséquences néfastes pour les populations et le territoire, déjà saturé par les voies ferroviaires et automobiles.

Alors que la COP 21 a vu les gouvernements confirmer leurs engagements en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique, le développement du ferroutage, qui permettrait de réduire la proportion de camions sur nos routes, doit être un des objectifs majeurs de toute politique de transport. C’est pourquoi, en tant que maire de Givors et vice-président de la Métropole en charge des déplacements et de l’intermodalité, je partage l’idée d’une réflexion globale de la mobilité, allant au-delà du simple tracé du CFAL.

L’actualité récente a d’ailleurs fait resurgir de nombreux dossier concernant la mobilité. Que ce soit le projet d’autoroute A45 ou la tentation d’abandonner les Trains d’Equilibres du Territoire (TET), notamment les Trains Intercités, les mesures évoquées vont à l’encontre d’un développement harmonieux des territoires, répondant efficacement aux besoins des populations.

L’alternative au tout routier, la prise en compte et l’amélioration de l’existant, le développement du ferroviaire et des transports en commun sont des solutions concrètes et efficaces pour répondre aux enjeux du désenclavement et de l’égalité territoriale.

Ces moyens doivent être mis en œuvre en respectant les réalités que sont la congestion routière et le nœud ferroviaire aux abords de l’agglomération lyonnaise. Développer l’intermodalité en renforçant par exemple le ferroviaire vers des pôles multimodaux (Oullins, Jean-Macé) est une des réponses aux enjeux de la mobilité des populations.

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