Élections départementales 2015 : faire barrage à l’extrême droite

Le premier tour des élections départementales, malgré une participation en hausse par rapport à 2011, reste marqué par une abstention massive.

Les résultats confirment la déroute du parti socialiste et de ses alliés lourdement sanctionnés, avec le risque d’un basculement massif des départements vers l’UMP et la droite, et le danger que représente l’élection de nombreux candidats du Front national qui fait un score très élevé.

Dans ce contexte de crise politique profonde, les candidates et les candidats soutenus par le Front de gauche réalisent 9,4% nationalement, en progrès sur les élections cantonales de 2008 et 2011. L’alternative de gauche aux politiques d’austérité menées successivement par l’UMP et le PS est en pleine construction et constitue la seule perspective d’espoir pour l’avenir de notre pays.

Dans le département du nouveau Rhône, le PS subit une lourde défaite, la gauche est éliminée partout, sauf dans le canton de l’Arbresle, et risque de disparaître du prochain conseil départemental dont L’UMP semble en mesure de prendre la direction. Le FN arrive en tête dans plusieurs cantons, avec des scores dépassant parfois les 30% et sera présent au second tour dans 12 cantons sur 13.

Les candidates et candidats de rassemblement à gauche pour le changement, soutenus par le Front de gauche, l’EELV et leurs alliés, et à la campagne desquels j’ai activement participé, réalisent des scores dépassant les 10% dans de nombreux cantons : 10,8% à Villefranche, 14,1% à Gleizé, 11% au Bois d’Oingt, 14,6% à Anse, 8,1% à Thizy-les-Bourgs, 17% à Belleville, 10,8% à Tarare, 9,5% à Vaugneray, 10,1% à Brignais, 12,1% à Mornant et 10,2% à Saint Symphorien.

C’est un motif d’espoir confirmé et renforcé par l’arrivée largement en tête, avec 37,7% des voix, de Michèle Picard à l’élection municipale partielle de Vénissieux, que j’ai également activement soutenue et qui est bien placée pour être réélue dimanche prochain.

Ces élections traduisent l’indignation, la colère et le désarroi de toutes celles et tous ceux qui n’arrivent plus à vivre dignement, qui ne supportent plus les sacrifices qu’on leur demande au nom de l’austérité sans autre résultat que la montée sans fin du chômage et de la pauvreté, qui n’acceptent plus la casse des services publics et les renoncements vis à vis des diktats des marchés financiers et du directoire européen.

Notre république est en souffrance, notre pays est en danger.

J’appelle à réagir avec force, d’abord dimanche prochain, lors du second tour, pour empêcher l’UMP et ses alliés de prendre la direction de nombreux conseils départementaux et pour faire barrage au FN et à l’extrême droite.

Pas une voix ne doit manquer aux candidats présentés par le Front de gauche, le PCF et souvent d’autres forces de gauche et écologistes, en lice au second tour, qui élus seront un point d’appui pour résister aux politiques d’austérité, pour développer les luttes et les solidarités concrètes, et pour bâtir une perspective de changement populaire authentiquement de gauche.

Pas une voix ne doit manquer pour faire réélire Michèle Picard et son équipe à Vénissieux.
Dans les autres cas où les candidats présentés par le Parti socialiste, EELV ou d’autres composantes de la gauche sont au second tour, j’appelle au rassemblement de toutes et tous face à la droite ou à l’extrême droite.

Dans les cantons où la gauche n’a pas réussi à accéder au second tour, j’en appelle à la responsabilité de chaque électrice et électeur.

Je refuse le ni-ni dévastateur et irresponsable du président de l’UMP.

Par le bulletin de vote, nous avons le pouvoir de stopper la montée en puissance du FN et de déjouer le scénario du pire qui se dessine pour notre pays. Ce n’est plus une affaire de canton, ou de candidat plus ou moins pire qu’un autre. C’est une affaire nationale. Il est de notre devoir de femmes et d’hommes de gauche de tout faire pour empêcher la victoire de candidats du Front national dont le caractère haineux et raciste a clairement été démontré au cours de la campagne. Leur élection constituerait un obstacle majeur supplémentaire à toute alternative progressiste dans notre pays.

Enfin, et au-delà des résultats du dimanche 22 mars, j’appelle à la construction d’une gauche nouvelle. Tous les efforts déjà engagés pour construire une autre voie à gauche doivent être amplifiés. Toutes les forces populaires et citoyennes du pays sont concernées. Toutes les forces de gauche sont interpellées. L’heure est maintenant à la construction de la seule issue possible : la construction d’une politique et d’une majorité alternative, citoyenne et populaire à gauche, pour sortir de l’austérité et pour un projet social, solidaire et écologique.

La démocratie est menacée. Il y a urgence.

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