Givors commémore les massacres de Charonne

Givors commémore les massacres de Charonne du 8 fevrier 1962 (1)Une nouvelle fois, Givors accomplit son devoir de mémoire, au quai des martyrs du 8 février 1962, afin de rappeler qu’il y a 54 ans des militants communistes et syndiqués Cgt ont été tués au métro Charonne parce qu’ils se mobilisaient pour l’indépendance de l’Algérie et la liberté de son peuple.

Abdesselem Bouras, président de l’APCA, et Raymond Combaz, secrétaire PCF Givors-Grigny-Ozon, sont intervenus lors du rassemblement.

 


Givors commémore les massacres de Charonne du 8 fevrier 1962Le 8 février 1962, une manifestation pacifique de 60 000 personnes était organisée par le PCF, les organisations de gauche ainsi que les syndicats pour dénoncer la guerre d’Algérie et les attentats de l’OAS qui se multipliaient en France contre toutes celles et ceux qui se battaient pour la fin de la guerre d’Algérie et en premier lieu contre les communistes et les anticolonialistes.

Ces menaces de mort de l’OAS sur le territoire français ont ainsi visé Camille Vallin et la municipalité qu’il dirigeait à l’époque suite aux délibérations successives votées par le conseil municipal de Givors (plusieurs fois réuni en assemblée extraordinaire) et les nombreuses mobilisations dans les usines de la ville pour demander la fin de la guerre, l’auto détermination, et la condamnation des factieux de l’OAS.

A Paris, au métro Charonne, neuf personnes ont été assassinées sous les coups de la répression policière d’une rare férocité et 250 ont été blessées.

Toutes les victimes étaient syndiquées à la CGT et, à une exception près, membres du Parti communiste :

Givors commémore les massacres de Charonne du 8 fevrier 1962 (2)• Jean-Pierre Bernard, 30 ans, dessinateur,
• Fanny Dewerpe, 31 ans, secrétaire
• Daniel Féry, 16 ans, apprenti
• Anne-Claude Godeau, 24 ans, employée PTT
• Édouard Lemarchand, 41 ans, menuisier
• Suzanne Martorell, 36 ans, employée à L’humanité
• Hippolyte Pina, 58 ans, maçon
• Raymond Wintgens, 44 ans, typographe
• Maurice Pochard (décédé à l’hôpital), 48 ans.

Plusieurs centaines de blessés sont par ailleurs dénombrés.

Comme chaque année, notre ville de Givors effectue son devoir de mémoire pour rendre hommage aux victimes et transmettre aux plus jeunes générations cette mémoire de l’action politique et citoyenne au service des libertés et de la démocratie.

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