Givors honore et distingue un ancien combattant

71ème anniversaire de la victoire des peuples sur le nazisme Givors (2)A l’occasion du 71ème anniversaire de la victoire des peuples sur le nazisme, nous avons eu l’honneur, avec Christiane Charnay, première adjointe et présidente de l’UFAC, de remettre, au nom de la municipalité de Givors, la médaille de la ville à Albert Verrier, ancien combattant et membre de l’UMAC, qui a fêté récemment son 100ème anniversaire.

Né à Vienne en 1916, Albert Verrier est appelé à effectuer son service militaire obligatoire à l’âge de 20 ans pour une période de 2 ans.

Le 3 septembre 1939, suite à l’agression de la Pologne, la Grande-Bretagne puis la France déclarent la guerre à l’Allemagne nazie.

Albert n’est donc pas libéré mais il fut, comme tant d’autres jeunes de notre pays, mobilisé pour participer à la plus effroyable guerre contemporaine qu’aient connue l’Europe et le monde.

Affecté au 18ème Chasseur à cheval, il se retrouve dans la région de Forbach, en Moselle, où il y découvre l’horreur de la guerre, ce qui le marquera à jamais.

Dans les combats qui font rage à partir du 10 mai 1940, le régiment d’Albert est envoyé dans les Ardennes, point dur de l’attaque allemande, prémisse malheureusement de la déroute française qui allait suivre.

Tentant de freiner la progression nazie sur le territoire français, les soldats français se retrouvent bloqués à Veuves-les-Roses, petit port en Seine-Maritime, où le régiment d’Albert est fait prisonnier.

Albert et ses camarades sont alors déportés au camp de prisonniers de Talien, province de la Hasse, à 190 km de Francfort, où ils vivent comme des milliers d’autres, l’horreur des camps, de la torture, des humiliations quotidiennes et des travaux forcés.

Ce sera malheureusement le quotidien d’Albert durant toute la Guerre jusqu’en 1944-45 où les forces alliées envahissent l’Allemagne et entament l’évacuation des camps de prisonniers et de concentration.

Les nazis ont alors tenté de déporter Albert et tous ses camarades de camps à la frontière tchécoslovaque où, heureusement, les troupes américaines les récupèrent à Tréven, village à 89 km de Leipzig.

Après bien des péripéties, c’est le retour en France pour les soldats français et Albert est officiellement démobilisé le 30 avril 1945 après avoir sacrifié 7 ans et 6 mois au service de la France et de la liberté.


Revenu de ce conflit, qui le marqua à jamais, il entre peu à peu dans la vie active et trouve un travail à la SNCF.

Il se marie peu de temps après avec une jeune Mosellane, sa marraine de Guerre, avec qui il avait entamé, des années auparavant, une correspondance par lettre afin d’avoir des nouvelles de France et garder un contact humain et chaleureux.

Plus tard, il s’engage dans la défense inlassable des intérêts et des droits des anciens combattants en adhérant à l’Union des Mutilés et Ancien Combattants de Givors (UMAC).

Il devient rapidement le porte-drapeau de la section givordine, poste qu’il quitta des années plus tard en passant le relais à son gendre André Pétiot.

André qui est aujourd’hui le président de la FNACA.

En définitive Albert Verrier n’aura jamais cessé de s’engager.

● S’engager pour le devoir de mémoire dû au sacrifice de ceux qui sont morts pour la France.

● S’engager pour défendre la paix afin que jamais plus ne se reproduisent les heures sombres de notre histoire.

● Son engagement au service des Givordins et son souci constant des autres se retrouve également dans son combat pour la justice sociale.

Soucieux du devoir de mémoire et de la transmission des belles valeurs de liberté et de solidarité, Albert

- est présent à toutes les commémorations et cérémonies en hommage aux victimes et héros de la guerre,

- mais il est également présent pour apprendre aux jeunes générations que la liberté et la dignité des êtres humains son aussi faciles à perdre que difficiles à retrouver.

Il se verra d’ailleurs attribuer par ses camarades anciens combattants de nombreuses récompenses pour honorer son engagement et son dévouement au service des autres :

– Diplôme d’honneur des porte-drapeaux en 1994,
– Médaille de bronze de l’union fédérale des anciens combattants en 2000,
– Médaille de d’argent de l’UFAC en 2006,
– Médaille de vermeil de l’UFAC en 2008.

Et, le 8 mai 2016, la municipalité de Givors a eu le plaisir de lui remettre la médaille de la ville pour honorer son parcours et son engagement progressiste au service de la France et de nos concitoyens.

En disant un grand merci

– aux associations d’anciens combattants, déportés et résistants,
– au musée de la résistance et de la déportation de Givors,
– et a toutes celles et tous ceux qui, chaque jour, aident au devoir de mémoire,

ce fut également l’occasion de souligner le rôle de celles et ceux qui ont payé un lourd tribut lors de la seconde guerre mondiale mais aussi de celles et ceux qui œuvrent, aujourd’hui encore, pour la solidarité et pour un monde où l’esprit de partage et d’humanité l’emporterait enfin sur l’individualisme.

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