Givors s’engage pour la Culture aux côtés de l’État

Signature Convention Culture Givors-Etat (10)C’est en présence d’une assistance nombreuse que nous avons officiellement signé, ce matin à la médiathèque de Givors, une Convention de développement de l’éducation aux arts et à la culture à tous les âges de la vie, en partenariat avec l’État, représentée par le Préfet de région, Michel Delpuech, et ses services :
– la direction régionale des affaires culturelles Auvergne – Rhône Alpes,
– la direction de l’Académie du Rhône.

J’ai tenu à remercier de leur présence :

Signature Convention Culture Givors-Etat (2)- Michel Delpuech, Préfet de Région Auvergne Rhône Alpes,
– Philippe Couturaud, directeur d’académie du Rhône,
– Jacqueline Broll, représentante du DRAC Auvergne-Rhône-Alpes,
– les élus et habitants présents,
– et toute l’équipe de la culture.

Cette convention, qui est la première signée dans un territoire périurbain comme Givors, a une noble ambition, celle de permettre :

L’accès à l’art et à la culture pour tous les citoyens, quels que soient leur âge, leurs conditions géographiques et sociales.

Les principaux axes de cette convention, qui va lier la ville et l’État jusqu’au 31 décembre 2017, s’articulent autour de thématiques différentes et essentielles :
– La Danse,
– le chant et la chorale,
– l’Éducation à l’image,
– les Usages du numérique,
– l’accès à la lecture,
– le patrimoine,
– la création dans les quartiers.

Depuis de nombreuses années, notre ville œuvre pour promouvoir une offre culturelle de qualité, accessible et attractive, et je suis heureux que cette ambition soit partagée et formalisée aujourd’hui avec l’État, l’Éducation nationale, et la direction régionale des affaires culturelle afin de :

– Diversifier l’offre culturelle et la rendre accessible au plus grand nombre d’habitants,
– favoriser l’émergence d’un parcours d’éducation artistique et culturelle, en particulier chez les enfants, les jeunes et plus généralement auprès de toutes celles et tous ceux qui pour une raison ou une autre sont éloignés de la culture,
– et parallèlement pour accompagner les créateurs, les acteurs associatifs, et les habitants au cœur de nos quartiers.

L’ensemble de ces actions sont évidemment nécessaires, mais plus que cela, elles sont vitales notamment à l’heure où la crise économique impacte les finances de l’État et par contre coup, les baisses de dotations aux collectivités qui impactent lourdement nos initiatives en direction des populations.

Aujourd’hui, et comme vient de le rappeler le congrès des maires, chaque collectivité locale est contrainte de choisir quel budget diminuer, quelles dépenses supprimer et malheureusement trop souvent la culture paie les pots cassés de la raréfaction de l’argent public.

Depuis 2015, c’est plus de 180 festivals qui ont ainsi été supprimés et de multiples animations et fêtes de villes et villages ont également subi le même sort.

Nous connaissons les mêmes difficultés budgétaires à Givors et comme ailleurs, il nous a fallu faire des choix et mettre en place une nouvelle organisation du service public et une diminution de la masse salariale et des investissements afin de ne pas supprimer d’offre culturelle, sportive ou éducative.

Hier, lors du 99ème congrès des Maires de France, le Président de la République a annoncé un léger allègement de la contrainte financière.

Les maires, toutes tendances politiques confondues, ont tenu à souligner cette avancée mais aussi à marquer leurs profondes inquiétudes quant à une offre de service public qui se fragilise d’année en année et qui ne permet plus de répondre convenablement aux besoins croissants de nos concitoyens.

A Givors, grâce à nos partenariats locaux ainsi qu’avec celui de l’État, nous allons poursuivre notre travail et nos engagements pour que la culture ne soit pas le parent pauvre des politiques publiques et qu’elle continue d’être un vecteur essentiel de lien social.

La création de Veduta, de la Mostra, le partenariat avec Musée d’art contemporain ainsi que la deuxième édition du Festival des Hommes Forts, qui s’est déroulée le week-end dernier et qui a attiré beaucoup de Givordines et Givordins, sont de beaux exemples.

On peut également évoquer :

l’important budget consacré à la culture qui représente près de 8% du budget communal, et qui figure, avec le sport et l’éducation, parmi les plus importants budgets de notre commune.

– évoquer les importants moyens humains mis à disposition de la culture et des habitants avec 52 agents communaux qui sont en charge des activités culturelles quotidiennes dans notre ville,

– on peut évoquer les milliers d’élèves qui bénéficient, chaque année, dans les écoles et au sein des équipements culturels, des actions d’éducation artistique et culturelle menées par la ville et ses partenaires.

– Évoquer qu’un enfant Givordin, qui souhaite faire de la musique, accède pour la modique somme de 85 € par an à des cours enseignés par des professeurs qualifiés ainsi qu’au prêt gratuit d’un instrument de musique à la maison.

– Évoquer qu’aujourd’hui un Givordin dispose de très nombreux équipements culturels avec un coût, jugé dérisoire pour certains ou pas de coût du tout : La Mostra, la médiathèque, le Théâtre, le Moulin Madiba, les archives, le conservatoire, et le nouvel espace culturel au quartier des Vernes.

Je me félicite d’ailleurs que dans le cadre de cette convention, un nouvel équipement au service des artistes et des habitants puisse être créé, dans les années à venir, au sein de l’ancien commissariat de Police, au cœur des Étoiles.


C’est bel et bien grâce à l’investissement et à la contribution de tous les acteurs publics que nous pourrons continuer à proposer aux habitants une offre culturelle de qualité et accessible à tous.

Nous vivons dans une société qui est en mode de mutation accélérée où rien n’est immuable, comme en témoignent malheureusement les problématiques vécues par les conservatoires, les MJC et les théâtres.

Mais comme en témoigne la signature de cette convention, nous avons collectivement décidé à Givors de maintenir une ambition et une offre culturelle de qualité.

Alors que tout pousse au repli sur soi, à l’individualisme et à la médiocrité télévisuelle, nous pouvions faire le choix soit de la « Cocalisation » des esprits ou faire le choix de la culture pour tous.

Faire le choix de la culture, c’est faire le choix de l’ambition.
Ce n’est pas dire « peu importe ce que les gens lisent pourvu qu’ils lisent » car on peut difficilement tirer un trait d’égalité entre Prévert et une pseudo littérature que l’on retrouve aujourd’hui.

Faire le choix de la culture, ce n’est pas tirer un trait d’égalité entre Arte et des émissions de téléréalité ou autre.

Faire le choix de la culture ce n’est pas confondre culture et divertissement, car le divertissement c’est ce qui permet de se divertir afin d’oublier ses problèmes ou sa condition pendant un moment, alors que la culture c’est quelque chose qui nous permet de comprendre les choses et qui nous modifie afin que l’on puisse mieux se situer dans ce monde.

Bref, la culture nous permet de gagner en autonomie et en liberté et surtout de penser par soi-même, ce qui demande bien évidemment bien plus de temps, d’investissement et d’engagement au quotidien.

C ‘est à l’évidence le bon chemin pour donner tout son sens à la vie humaine.

Quelques jours après l’important Festival des Hommes Forts, et quelques jours avant la 20ème édition de la Fête de la ville, cette signature confirme le dynamisme culturel de notre ville mais surtout l’ambition qui est collectivement la nôtre

Je veux remercier le Préfet, Michel Delpuech, le directeur d’académie du Rhône, Philippe Couturaud, la représentante de la DRAC, Jacqueline Broll, qui suivent les différentes initiatives qui se mènent à Givors et qui, j’en suis sûr, continueront à regarder avec bienveillance, nos actions en direction des Givordines et des Givordins.

Les remercier car parmi les fondamentaux républicains, il y a aussi le droit d’accès à la culture pour tous.

Les remercier car je trouve qu’en soutenant la vie artistique et culturelle, nous assumons totalement nos fonctions et nous permettons aux artistes d’avoir les moyens de créer mais aussi de diffuser au plus grand nombre.

Les remercier enfin, car à Givors, comme à la préfecture ou à l’inspection académique, chaque choix est un choix porteur de satisfaction pour les uns et de mécontentement pour les autres.

Et dans ces situations, la seule boussole qui vaille, c’est celle de l’intérêt général par l’élévation individuelle et culturelle de chacun.

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