Il faut sauver les communes !

communes-deboutAprès les multiples attaques dont elles sont victimes depuis plusieurs années, les communes sont menacées de disparaître complètement de la carte politique du territoire. Une fatalité ? Pas si nous investissons le débat.

Révision générale des politiques publiques (RGPP), redécoupage des régions, nouvelle organisation des territoires, réforme de l’intercommunalité … toutes ces réformes qui s’empilent depuis plusieurs années conduisent à rendre illisible la carte administrative de la France, et contribue à éloigner un peu plus encore les habitants des leurs représentants.

Dans cette complexité institutionnelle subsiste un repère pour le plus grand nombre : la commune. En avril 2016, trois Français sur quatre déclarent un fort attachement pour la commune. C’est encore le lieu des élus de proximité, c’est encore le lieu de l’écoute et de l’échange avec les habitants, c’est encore le lieu privilégié de l’exercice de la démocratie locale. Bref, c’est tout ce qui déplaît aux libéraux, qui ont décidé de porter un coup décisif à l’institution municipale héritée de la Révolution française.

Mairie de Givors en lutteEn plus de la baisse du concours financier de l’État aux collectivités locales, qui rend toujours plus difficile l’innovation sociale et le développement harmonieux des territoires, les gouvernements successifs poursuivent un autre objectif : la diminution du nombre de communes, en fusionnant les communes existantes dans des « communes nouvelles » aux dimensions démesurées. Le but : passer de 36 000 communes actuellement à moins de 6 000.

Difficile à croire ? Le processus est pourtant déjà enclenché, dans la plus grande discrétion.

Par exemple, le département du Maine-et-Loire, qui était constitué de 133 communes, n’en compte plus que 25 !

Cette régression démocratique, initiée par la droite en 2010, n’avait pas rencontré un grand succès : seules quelques communes avaient fusionné en 2015. Afin d’inciter les communes à sauter le pas, le gouvernement a décidé de maintenir leurs dotations en cas de fusion. Résultat : depuis 2015, plus de 3 000 communes ont été rayées de la carte.

Dans le cadre d’une République sociale et solidaire, soucieuse de réduire les inégalités entre les territoires, il est essentiel de maintenir le maillage municipal, seul garant de la proximité des élus et des habitants. Les communes, c’est 550 000 élus locaux (dont 90% sont bénévoles) qui contribuent à l’épanouissement de la vie démocratique.

Une telle question ne peut être absente des débats de 2017, c’est pourquoi nous devons être nombreux à relayer les campagnes nationales de l’AMF (Association des maires de France) et de l’ANECR (Association nationale des élus communistes et républicains) : #CommunesDebout !

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