La République, notre maison commune : Débat à Givors « La République et les trois Monothéismes »

Université Populaire Givors - La République et les 3 monothéismes (6)Dans le cadre de son Université populaire, la ville de Givors a organisé une importante conférence sur la thématique « La République et les trois Monothéismes » à laquelle ont participé de nombreuses personnalités, dont l’autorité est largement reconnue dans la métropole lyonnaise, que j’ai tenu à remercier :

– Cardinal Philippe BARBARIN, Archevêque de Lyon,
– Abdelkader BENDIDI, président du Conseil Régional du Culte Musulman Rhône-Alpes, aumônier en chef adjoint de l’Armée de terre,
– Étienne TISSOT, Président du Consistoire Grand Lyon de l’Église Protestante Unie de France,
– Richard WERTENSCHLAG, Grand Rabbin Régional – Lyon, Rhône-Alpes,
– Jean-Louis AMAT – Sous-préfet, directeur de cabinet du Préfet de la Région Rhône- Alpes.

J’ai également tenu à remercier pour leur présence et intervention au débat :

– Docteur Abdallah M. M. Al-Rashidi, Secrétaire de la Commission Suprême pour la promotion de modération, Conseil des ministres du Koweït,
– Abdelmoughit EL ALAMI, enseignant spécialisé en sciences islamiques  –
– Laurent DECOURSELLE, délégué du Préfet
– Yves BERNIN, curé de la Paroisse de Givors /Grigny,
– Abdelouaheb BOUREKHIS, imam de la Mosquée de Givors,
– Françoise STERNBERGER, Pasteur de l’Église Protestante Unie d’Oullins

L’importance du sujet qui nous a réunit : « la République  et Les trois Monothéismes », donne à cette rencontre une envergure et une portée supplémentaire.

Le nombreux public présent – plus de 400 personnes – a témoigné de l’engouement et de l’intérêt que cette séance a suscité.

Créée il y quelques mois grâce à l’opiniâtreté d’Amelle Gassa, maire adjointe, l’université populaire de Givors permet à différentes personnalités
•    de venir à Givors transmettre et partager leur savoir,
•    mais aussi d’apprendre grâce à l’écoute et à la qualité des interventions du public.

– Partager les savoirs,
– Approfondir les différentes problématiques,
– S’enrichir de la diversité des approches,
– Et rechercher le sens et la cohérence,

Autant d’éléments qui doivent permettre à chacune et à chacun d’entre nous d’exercer sa liberté de pensée, et de le faire d’une façon informée et citoyenne.

Dans un monde où les mutations bouleversent nos sociétés et nos systèmes de pensée, il est nécessaire de prendre le temps de réfléchir, de confronter les points de vue et de constamment faire valoir notre capacité à penser par soi-même dans le cadre d’une liberté publique de conscience.

L’histoire de notre pays est particulièrement riche de la multiplicité des courants de pensée, des croyances, des cultures, des origines mais aussi des terroirs et des luttes qui ont façonné nos façons de vivre.

De sa fondation en 1792 à l’institution de l’école gratuite, obligatoire et laïque en 1881, jusqu’à la séparation des églises et de l’État en 1905, la République française a façonné un cadre commun fondé sur des valeurs universelles de liberté, d’égalité et de fraternité, avec comme principe fédérateur celui de la laïcité.

Une et indivisible, la République est née pour assurer les mêmes droits et donner les mêmes devoirs à chaque citoyen, quelle que soit son origine sociale, son sexe, ses idées, sa couleur de peau et ses croyances.

Aujourd’hui où en sommes nous réellement, quand dans leur réalité quotidienne, les valeurs fondatrices de la République
•    sont parfois mises en œuvre de façon contrastée,
•    et sont souvent percutées en profondeur par les dérives de notre société et de notre monde.

Mille et une fêlures faites aux principes républicains se rejoignent quotidiennement pour former de grandes fractures et générer les pires catastrophes.

•    L’affirmation préoccupante des égoïsmes, du rejet de l’autre et de la montée de l’intolérance, vis-à-vis de celui ou celle qui est différent.
•    l’aggravation des inégalités et des exclusions,
•    la montée des racismes, des extrémismes et des fanatismes de toute sorte,

sont autant de réalités qui remettent directement et dangereusement en cause notre pacte républicain.

La tentative d’instrumentalisation des religions est malheureusement aussi une réalité qui porte atteinte aux religions elles-mêmes mais aussi aux valeurs et aux finalités de la République.

Dans un tel contexte, le dialogue républicain est une donnée essentielle à la construction d’une société qui garantit des droits collectifs mais aussi la singularité de chaque être humain.

Le rôle des représentants de la République comme celui des principales religions de notre pays est donc à la fois précieux et important.

•    Important, pour réaffirmer que les valeurs républicaines sont notre bien commun, car elles nous permettent
o    de croire ou de ne pas croire,
o    de croire de telle ou telle façon,
o    et enfin de penser par soi-même.

•    Et précieux pour contribuer au respect des convictions et des croyances de chaque être humain.

Voilà pourquoi, la tenue de cette séance exceptionnelle de notre université populaire, avec de tels représentants de la République et des principales religions de France, est une formidable contribution aux valeurs fondatrices de notre vivre ensemble.

« La République c’est le droit de tout homme, quelle que soit sa croyance religieuse, à avoir sa part de la souveraineté », disait Jean Jaurès.

Je laisse donc le soin aux différents intervenants d’apporter leur éclairage et leur contribution, afin que chacune et chacun puissent s’enrichir de la diversité des autres et ainsi, participer de façon « éclairée » au fonctionnement

•    d’une République qui ne connaît qu’une seule communauté, la communauté nationale,
•    et d’une République laïque « arc-en-ciel » afin que chacune et chacun soit respecté tant dans ses croyances que dans ses non-croyances.

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