Loi Travail : la mobilisation continue.

Après de longs mois d’affrontements politiques casse code du travailet de mobilisations sociales, la loi travail vient d’être publiée au Journal Officiel. Les premiers décrets d’application devraient donc intervenir avant l’automne.

Symbole d’une attaque sans précédent contre le Code du Travail, cette loi constitue une terrible régression sociale pour les salariés, en privilégiant les accords d’entreprise au détriment des conventions de branches collectives en matière de durée du temps de travail, et en facilitant les licenciements économiques.

Avec cette promulgation, c’est donc la fin d’une première étape, qui aura vu le gouvernement être incapable de convaincre jusque dans ses propres rangs sur le bien-fondé de cette loi.

Utilisant à trois reprises l’outil antidémocratique du 49-3 permettant de faire adopter le texte sans vote, faute de majorité à l’Assemblée nationale, le gouvernement aura prouvé son incapacité au dialogue, pourtant nécessaire alors que les mobilisations d’ampleur se déroulaient chaque semaine, réunissant des centaines de milliers de personnes.

Cependant, cette nouvelle étape ne signifie en rien la fin de la mobilisation. Dès le 15 septembre une nouvelle journée d’action sera prévue afin d’obtenir le retrait de cette loi Travail, en même temps qu’un débat sur des mesures concrètes afin de lutter contre le chômage, à l’image de celles contenues dans la proposition de loi portée par le groupe Communiste Républicain et Citoyen (CRC) à l’Assemblée nationale :

– viser lloi travailes 32 heures et le retour de la retraite à 60 ans, afin de créer de l’emploi,
– instaurer une véritable sécurité mobile d’emploi,
– lutter contre la précarité sous toutes ses formes,
– favoriser un contrôle de l’utilisation de l’argent avec notamment la création d’un pôle financier public,
– créer un véritable statut pour les jeunes,
– redonner aux organismes de représentation des salariés que sont les comités d’entreprise des droits réels pour s’opposer à certaines décisions, pour négocier avec les directions.

Alors que le chômage touche plus de 5,5 millions de personnes dans notre pays, que ce gouvernement s’entête à réprimer celles et ceux qui tentent de défendre leurs emplois (à l’image du licenciement autorisé par le gouvernement d’un syndicaliste CGT d’Air France, contre l’avis de l’inspection du travail), il est urgent de se mobiliser pour un meilleur partage du travail et des richesses produites, en favorisant l’humain et l’intérêt général.

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