Métropole de Lyon : mon interview à l’Élu d’aujourd’hui

Retrouvez ci-dessous et ci-après, en cliquant sur la photo, mon interview au mensuel « L’Élu d’aujourd’hui » sur la Métropole de Lyon :

La Métropole de Lyon : Une politique territoriale globale au service de tous les habitants

Interview Martial Passi - Elu d'aujourd'hui octobre 2015La proposition de création d’une Métropole s’appuie sur un constat que nous pouvons tous partager : « Depuis deux siècles, la société a profondément évolué, et le monde est en pleine mutation ». Mais si partager un constat est une chose, prendre les bonnes décisions en est une autre.

La Métropole de Lyon sera-t-elle l’outil qui apportera des réponses à ces questions ? C’est le sens du message politique que j’ai exprimé, au nom des communistes, lors de la création de la Métropole devant le millier d’élus du Grand Lyon et du Conseil Général du Rhône.
Cette création doit répondre aux multiples crises sociale, économique, environnementale, et aux besoins des territoires et de leurs habitants.

La réussite de la Métropole de Lyon est d’autant plus impérative que sa création s’est préparée en secret et dans des temps trop courts pour permettre aux processus démocratiques de participer à son élaboration. Nous l’avons souvent demandé, une telle évolution de nos institutions aurait dû s’accompagner d’une coécriture avec les élus et d’une véritable concertation avec les administrés.

A cela, il faut ajouter la désastreuse politique d’austérité en France et en Europe qui menace des collectivités et impacte directement la Métropole. C’est en effet plus d’un milliard d’euros d’économie que devra faire la Métropole de Lyon d’ici 2020 et qui aura forcément des conséquences sur les communes. C’est l’une des raisons de l’implication du groupe communiste dans la lutte contre les restrictions budgétaires de l’Etat.

Résister contre les baisses de dotations demande aussi d’innover pour inventer des règles de partenariat supprimant les tutelles inutiles, afin de renforcer le rôle et l’implication des communes dans cette nouvelle gouvernance métropolitaine.

En tant que communiste, ce combat est primordial car il répond au « droit à la ville pour tous ». Une ville, lieu de construction de la vie collective et pas le jouet de spéculateurs. Une ville de l’équité et du vivre-ensemble,  pas un produit qui doit rapporter.

Même si bien évidemment nous adhérons au « fait métropolitain », les élus communistes sont vigilants à ce que la Métropole se construise et appartienne avant tout à ses habitants, ses entreprises et ses services publics. Et comme je l’avais exprimé lors de sa mise en place, toute forme d’organisation institutionnelle, qui s’inscrirait dans les seules exigences des marchés financiers et dans la compétition entre les territoires, serait catastrophique et vouée à l’échec, car elle éliminerait les plus fragiles, gaspillerait les ressources et multiplierait les inégalités spatiales et sociales.

Je suis convaincu que l’Humain, l’urbain, l’économique et le social doivent être au cœur des politiques publiques, c’est en tout cas ce à quoi s’attache le groupe communiste en privilégiant les nécessaires coopérations. Elle doit garantir que cette cohérence d’ensemble respecte les singularités, renforce les richesses et soutienne les fragilités de chaque commune.

Une mission qui ne doit pas signifier le retrait du rôle de l’Etat, qui doit continuer à assumer ses compétences régaliennes, ainsi que les grandes politiques d’intérêt national autour et avec les services publics, en étant le garant de l’égalité entre les citoyens et les territoires.

En bref et comme nous l’avions dit, il serait inacceptable que cette nouvelle organisation territoriale soit instrumentalisée pour cacher des transferts de charge et réduire la dépense publique.

Combattre les contraintes financières de l’Etat, refuser une organisation basée sur la seule vision comptable, mettre l’élu local (et non pas la technostructure) au centre des décisions et s’appuyer sur les populations, c’est tout le sens de nos interventions dans cette collectivité en construction.

C’est aussi le sens du pacte de cohérence métropolitain  que nous sommes en train d’élaborer entre la métropole et les communes, ainsi que des enjeux politiques autour des nouvelles compétences de la future région Auvergne-Rhône-Alpes. Sur cette question également, cette nouvelle gouvernance ne pourra se concrétiser que si elle se nourrit d’une démocratie participative effective, associant les citoyens et tous les partenaires publics et privés.

Il s’agit donc de permettre le passage d’une compétition entre les territoires à une logique de coopération et de justice sociale. C’est tout le sens de mon engagement comme vice-président de la Métropole chargé des déplacements et de l’intermodalité, comme président délégué du Sytral et comme président de l’Office public de l’habitat de la Métropole. C’est aussi, au-delà des personnes, une chance pour réconcilier la société avec le politique.

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