Solidarité des élus de Givors avec les agriculteurs français

Les élus de Givors ont tenu à apporter leur soutien aux agriculteurs de la Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FDSEA) pour « la nuit de la détresse » organisée, jeudi 2 juillet, partout en France, et dans le département, à Villefranche et à Givors.

Les inquiétudes du monde agricole sont fortes et légitimes dans un contexte national et international complexe, où les logiques de profits et l’inflation des normes l’emportent au détriment de l’intérêt général et de l’intérêt des agriculteurs.

Manifestation FDSEA Givors 2 juillet 2015Les élus sont également confrontés aux mêmes problématiques concernant, d’une part l’inflation des normes et d’autre part la baisse dramatique des dotations de l’État.

La politique d’austérité frappe durement
– les populations et leur pouvoir d’achat,
– les services publics et les collectivités locales,
– mais aussi tout le développement économique, les TPE et les PME,
les agriculteurs, les commerces de proximité.

Les agriculteurs sont exposés à une véritable précarité avec des conditions de viabilité difficiles, un seuil de revenus à la limite du vivable et aucune visibilité pour l’avenir.

Les accords de libre échange, qui se multiplient, n’augurent malheureusement rien de bon et font, une nouvelle fois, de l’agriculture une simple variable d’ajustement du commerce international. Je fais référence au projet d’accord transatlantique TAFTA, mais aussi aux projets d’accords, moins connus, avec le Mercosur et le Canada.

Couplés au désengagement des politiques publiques agricoles communautaires de l’Union européenne pour la PAC 2014-2020, ces accords auront des effets catastrophiques en France et en Europe comme en conviennent déjà tous les représentants syndicaux et professionnels du secteur.

Le nombre d’exploitations agricoles ne cesse de diminuer depuis plusieurs décennies. Le renouvellement des générations est aujourd’hui insuffisant pour endiguer la disparition de 20.000 fermes par an. De nombreux jeunes renoncent à s’installer, faute de perspectives d’avenir.

Et pourtant, notre pays et nos régions ont bien besoin de voir se développer l’agriculture et les productions locales et péri urbaines ainsi que les circuits courts.

C’est le cas avec les nombreux producteurs de fruits locaux, les vignobles de Millery ou de Condrieu, la rigotte d’Échalas, les cultures dans la zone biotope de Montagny, et plus généralement de toutes les filières agricoles de nos territoires.

Nous avons besoin d’un nouveau modèle agricole, plus durable, qui permette à l’agriculture de notre pays, de fournir l’essentiel des produits alimentaires, en quantité et en qualité, et qui garantisse un juste partage de la valeur ajoutée

– au service des populations et des territoires, avec un prix juste,
– au service du maintien et du renouvellement des générations d’actifs agricoles,
– au service des revenus des travailleurs de la terre,
– et au service du développement rural, du respect de l’environnement et de la pérennité des écosystèmes.

La nuit de la détresse, organisée par les agriculteurs, est un cri qui résonne dans les communes dont l’existence est menacée par des asphyxies budgétaires insupportables, voilà qui pourrait permettre de se rassembler notamment lors de la journée nationale du 19 septembre décidée par l’Association des Maires de France.

Le soutien des élus de Givors à la mobilisation des agriculteurs ne légitime pas les dégradations qui ont été commises, aux abords du centre commercial, rue de la Paix, et la ville de GIvors condamne ces agissements, car les vrais responsables ne sont pas les élus locaux mais bien les décisions prises au niveau national.

 

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