Toujours plus d’argent et toujours pas de « coup de pouce » au SMIC

Revalorisation du SMIC 1er janvier 2016Malgré les demandes des syndicats et des travailleurs, le gouvernement a refusé d’accorder un « coup de pouce » au Smic (qui va seulement être revalorisé de + 0,5%, soit + 6 €).

L’exécutif n’a plus accordé de « coup de pouce » au Smic depuis le 1er juillet 2012, après l’élection de François Hollande, où le salaire minimum avait été revalorisé de 2%, au lieu de 1,4%.

Pour 2016, dans un contexte national très difficile pour tous nos concitoyens, et particulièrement pour celles et ceux qui perçoivent un salaire minium interprofessionnel de croissance (SMIC), « ce coup de pouce » aurait pourtant bénéficié à des millions de salariés pour un coût très raisonnable, et alors que le salaire des français baisse comparé à l’inflation.

1,7 millions de salariés étaient au SMIC début 2015. En hausse de plus de 60.000 par rapport à 2014.

9 milliards d’euros

C’est ce que coûterait un vrai « coup de pouce » au Smic, de 1143 euros à 1500 euros nets/mois, soit :

  • L’équivalent de l’augmentation des dividendes versés aux actionnaires des seules entreprises du CAC 40 sur un an !
  • ou bien une petite partie des 40 à 60 milliards d’euros d’évasion fiscale en France (par an !), estimés par un rapport parlementaire, publié le 6 octobre 2015.

« La lutte contre l’évasion fiscale agressive, c’est à dire l’utilisation abusive de mécanismes légaux afin d’échapper à l’impôt, est aujourd’hui une nécessité européenne et mondiale », avancent les auteurs de ce rapport.

Il serait bien temps de passer de la parole aux actes.

A l’heure où en France et partout en Europe les gouvernements ne cessent de demander des efforts de plus en plus écrasants aux peuples, l’évaporation fiscale, parfaitement légale et organisée, pour les privilégiés et les grands groupes mondiaux ne passe plus.

L’argent existe pour revaloriser le salaire minimum, faire fonctionner les services publics, valoriser les territoires, répondre aux besoins des populations, et relancer l’économie réelle productrice d’emplois.

L’argent existe, encore faut-il engager les mobilisations et prendre les mesures nécessaires afin de taxer le capital et les dividendes, qui ne produisent aucune richesse réelle et ne bénéficient qu’à quelques uns au détriment du plus grand nombre.

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