Un grand directeur de Givors Développement passe le témoin

Départ Pierre Jean Boyer (2)

J’ai eu le plaisir de participer ce matin, à la Maison du Fleuve Rhône, au pot de départ de Pierre-Jean Boyer, directeur de Givors Développement, remplacé par le nouveau directeur Johann Creton.

Pierre-Jean Boyer est un professionnel de grande compétence, avec des qualités relationnelles reconnues.

Il est aussi un militant de haut niveau de l’économie mixte qui a connu et participé au mouvement de développement des SEM, en lien avec le mouvement général de décentralisation des services publics.

C’est d’ailleurs dans le cadre de mes fonctions de président national de la FedEpl, que j’ai eu le plaisir de le rencontrer et d’apprécier l’étendue de ses compétences et de son savoir-faire.

Les SEM, et aujourd’hui toute la gamme des EPL, sont avant tout des outils au service des collectivités locales, des territoires et de leurs habitants.

Départ Pierre Jean BoyerCe sont des outils particulièrement adaptés, souples, transparents, pour les élus locaux et les partenaires privés, tout particulièrement utiles et efficients dans le contexte de raréfaction de l’argent public.

Avec l’économie mixte, les élus locaux disposent d’un véritable outil pour résister, tenir, innover et servir le public.

C’est ce que Pierre-jean Boyer, comme directeur général de Givors Développement, a mis en oeuvre avec beaucoup de qualité et d’efficacité mais aussi avec d’humanité.

Je le remercie encore d’avoir accepter de quitter sa région parisienne, d’avoir abandonner femme et enfants ainsi que les importantes responsabilités qu’il exerçait pour venir aider Givors en redonnant à la SEM Givors Développement le professionnalisme nécessaire.

Ainsi Pierre-Jean a :

* Fiabilisé le fonctionnement de la SEM
* Sécurisé ses actions
* Mis en place un modèle économique en cohérence avec les attentes de la ville tout en projetant une image d’exemplarité et de rigueur.

Arrivé en 2013, il a remis sur les rails une société qui, depuis 3 ans, perdait de l’argent.

Au bout de deux ans et demi de travail, la société retrouvait une véritable capacité d’autofinancement en réalisant : + 155 000 € en 2013, + 233 000 € en 2014.

Je ne doute pas un seul instant que le nouveau directeur saura poursuivre cette dynamique et l’amplifier dans les années à venir.

Interlocuteur crédible, Pierre Jean est vite devenu le référent local en matière d’accueil de prospects, de développement économique, mais aussi de l’immobilier et d’aménagement du territoire.

Départ Pierre Jean Boyer (3)En matière économique, il a su avec Claire Linois et Louiza Souaci répondre à la demande des élus, dans un dossier pourtant compliqué, celui du pole automobile : son action a permis de préserver 93 emplois et d’en créer 98 sans compter les emplois créer ou préserver à la «cité avenir», sur les terrains EDF en face de VMC portant ainsi le total à plus de 350 emplois.

Pierre-Jean a le sens de l’intérêt général indispensable dans la gestion d’une SEM.

Grâce à son investissement, la SEM de la ville a retrouvé l’équilibre et s’apprête à franchir une nouvelle étape de son développement, en changeant de nom (SAGIM), en déménageant dans de nouveaux locaux plus adaptés à son ambition dans le cadre de la MDFR, et en reconfigurant son action et ses missions.

Son nouveau directeur général et la nouvelle équipe trouvent une maison saine financièrement et d’importants dossiers à piloter ou à soutenir au service de Givors et des Givordins :

Dossiers en cours :

– Ilot Ligonnet/Renault : 230 logements et plusieurs milliers de m2 de commerces ;
– Zone activité à Bans pour un développement d’activités économiques artisanales ;
– ZAC VMCV-Confluent Parc avec l’arrivée de l’hôtel des entreprises de pole métropolitain et la vente de 900 000 m2 pour accueillir de l’activité ;
– Programme piscine ;
– Ilot Zola dont la 1ère phase qui se termine et s’engage dans une 2ème phase de 50 logements.

Givors n’avait pas besoin de Pierre Jean Boyer pour être un territoire stratégique, mais Givors a eu besoin de Pierre-Jean pour en faire un territoire d’avenir situé stratégiquement au cœur de la métropole lyonnaise.

Un territoire qui souffre comme de nombreux territoires, à cause d’une crise qui n’en finit pas et des baisses historiques de dotation d’Etat qui percutent de plein fouet le dynamisme économique local, les projets d’aménagement et l’investissement public.

Mais grâce à l’action conjuguée de nombreux partenaires, dont la SEM et son directeur c’est aussi un territoire en pleine transformation économique et urbaine.

Mais derrière le professionnel hors pair il y a l’homme.

Un homme discret et mesuré.

Un homme kaléidoscope car il possède de multiples facettes.
Pierre Jean pratique le karaté depuis… 1970 et il est ceinture noire, 5e dan !

Comme la psychanalyse et l’action politique, le karaté a produit plusieurs écoles.

Départ Pierre Jean Boyer (1)C’est celle du karaté traditionnel que Pierre-Jean a choisie, en se rendant au Japon et en participant à de multiples stages au Portugal et en Italie.

Depuis 1971, en France, il consacre chaque année 15 jours à un stage qui a lieu près de Béziers.

Né en Algérie, il est retourné dans ce pays en coopération en 1976/1977 et a ensuite travaillé en Irak.

C’est dans ces pays qu’il s’est familiarisé avec la langue arabe avant de suivre des cours à Paris, avec son épouse, une artiste de grand talent.

S’il considère qu’il ne lui reste que des bribes de cette langue, ce n’est pas le cas de son épouse qui a suivi avec assiduité des cours d’arabe au point qu’en voyage en Egypte, le chauffeur de taxi avec lequel elle dialoguait parfaitement en cette langue l’a prise pour une enfant du pays !

Ses lectures sont tournées, sans surprise, en direction des auteurs japonais comme Tanizaki Junichro dont il cite l’un des ouvrages « l’éloge de l’ombre » sans doute en référence aux dossiers qu’il a trouvé en arrivant à la direction de la SEM.

Il lit également « à quoi servent les économistes s’ils disent tous les mêmes choses ?», livre qui est un manifeste pour une économie pluraliste.
« L’histoire de l’empire ottoman » fait partie de ses livres de chevet.

Non content de lire, Pierre-Jean écrit actuellement une biographie sur le maître TETSUJI MURAKAMI et un autre sur les katas professés par cet expert en arts martiaux.

Une vie bien remplie pour un homme de cœur et de passion, profondément humaniste et progressiste que je veux remercier pour tout ce qu’il a fait mais aussi pour ce qu’il est.

Nous te souhaitons une bonne et belle retraite bien méritée, en te disant que Givors t’a pleinement adopté et que tu seras toujours le bienvenu à Givors.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Imprimer la page