Une nouvelle résidence François Ravot au cœur du quartier des Plaines

Inauguration Residence LMH Francois Ravot 10 mars 2016 (7)J’ai été très heureux de participer, jeudi 10 mars, à l’inauguration de la nouvelle résidence François Ravot de 33 logements, au cœur du quartier des Plaines, qui n’avait pas connu de nouvelle construction de Lyon Métropole Habitat (ex Opac) depuis près de 40 ans.

J’ai tenu à excuser Gérard Collomb, président de la métropole de Lyon, que je représentais, et à remercier de leur présence :

– Xavier Inglebert, Préfet, Secrétaire général de la Préfecture du Rhône, Préfet délégué pour l’égalité des chances,
– Christiane Charnay, première adjointe, en charge de la Politique de la ville et de la démocratie participative,
– les élus de Givors,
– Bertrand Prade, directeur général de Lyon Métropole Habitat et toute son équipe,
– Cyril Chambard, directeur de LMH Givors,
– les délégués de quartier et les agents de la maison citoyenne des Plaines,
– les habitants du quartier, et bien sûr, les 79 nouveaux locataires.

François RavotJ’ai également tenu à remercier tout particulièrement la famille de François Ravot – sa compagne Mme Nicoletto – et le directeur général de LMH, Bertrand Prade, d’avoir accepté notre proposition de baptiser afin de rendre hommage à cet ancien résistant et dernier déporté de la ville, qui nous a quittés le 15 mai 2013.

Né à Givors en 1922, François Ravot a grandi au sein d’une famille givordine modeste.

Après des études d’ajusteur, fraiseur, tourneur, sa vie bascule en mars 1943, au moment où la France est en proie aux pires démons.

A l’âge de 21 ans, comme plus de 650 français, il est réquisitionné par le régime de Vichy pour participer au service du travail obligatoire instauré par l’Allemagne nazie.

Déporté en Autriche, puis en Yougoslavie, François Ravot réussit à s’évader et rejoint les résistants yougoslaves dans leur combat contre l’envahisseur nazi.

Il est affecté à un groupe de combat comme porteur de munitions pour les soldats yougoslaves, et participe aux violents combats de la campagne de Yougoslavie qui fit des centaines de milliers de morts.
Par la suite, il devient agent de liaison avant de se faire arrêter par la Wehrmacht alors qu’il tentait de faire dérailler des trains allemands.

Incarcéré, fin 44, à la prison Centrale de Maribor en Slovénie, il est sévèrement interrogé et torturé, pour finalement être envoyé dans le tristement célèbre camp de Dachau.

Lors de sa libération, comme tous ses camarades, François était squelettique et ne pesait plus que 35 Kg.

De retour à Givors fin 45, à peine âgé de 23 ans, François reprend le cours de sa vie et s’engage, plus tard, dans les associations givordines d’anciens combattants afin de transmettre le devoir de mémoire aux plus jeunes générations,

Après avoir vécu l’horreur de la déportation, du travail forcé et de la torture, il expliquait inlassablement que « c’est dans ces circonstances que la solidarité devient une évidence, pour aider le plus faible, sans aucun distinction de nationalité. »

C’est aujourd’hui une réelle fierté pour notre ville de pouvoir faire œuvre de mémoire en donnant le nom de cette grande figure de la résistance et de la déportation à cette résidence.


Résidence qui fait partie des nombreux projets qui façonnent notre ville.

Cette inauguration symbolise, également notre volonté de mener une politique d’habitat ambitieuse et accessible à tous afin de permettre à tous les Givordins d’avoir un parcours résidentiel de qualité tout en restant dans un quartier et une ville auxquels ils sont attachés.

Ce programme qui a beaucoup fait discuter au conseil municipal réaffirme plus que jamais l’impérative nécessité de permettre la mixité sociale et intergénérationnelle.

C’est tout le sens que nous voulons donner à notre projet de ville qui résonne ici.

Inauguration Residence LMH Francois Ravot 10 mars 2016 (5)Permettre à tous les habitants d’accéder à un logement est un élément indispensable du « vivre-ensemble ».

Le logement social est évidemment une réponse pour une très large partie de la population française.

Voilà pourquoi il nous faut répéter que le droit au logement est un droit fondamental inscrit dans notre constitution.
Voilà pourquoi il nous faut répéter que plus de 70% des Français sont éligibles au logement social.
Voilà pourquoi il nous faut répéter qu’une politique publique audacieuse est une politique qui doit permettre au plus grand nombre d’accéder à un logement décent et adapté aux différentes situations.

La fondation Abbé Pierre interpelle régulièrement les pouvoirs publics sur le mal-logement en France qui touche des millions de nos concitoyens.

Nous ne pouvons que nous en satisfaire, voilà pourquoi lorsque nous arrivons à répondre à ce besoin fondamental, il nous faut répéter que le rôle des bailleurs sociaux est primordial.

● Je veux ainsi remercier tous ceux qui à l’OPAC69 (devenu LMH depuis janvier 2016) ont permis que ce projet se réalise.
Rappeler qu’ils sont au cœur de notre pacte républicain puisqu’ils permettent à des familles, parfois très modestes, de se loger.

● Et comme je vais avoir le plaisir de travailler avec tous ceux qui continuent l’aventure avec LMH, j’en profite pour saluer l’OPAC du Nouveau Rhône et particulièrement M. Micoulaz et ses équipes.

● Saluer ces responsables du logement car entre les violentes coupes budgétaires et les situations sociales et économiques de nos concitoyens tout aussi difficiles, les bailleurs sont fragilisés alors qu’ils doivent répondre à une demande sans cesse plus importante.

Cela oblige à une mobilisation de tous les instants pour continuer à répondre aux besoins importants de logements dans notre agglomération et dans notre ville.

Voilà pourquoi, construire cette résidence, 40 ans après les derniers programmes neufs aux Plaines, symbolise cette volonté partagée avec la métropole de continuer à transformer nos territoires malgré des situations financières critiques.

Et que la première inauguration de LMH se fasse ici à Givors, dans l’un des quartiers aux indicateurs socioéconomiques les plus fragiles de la Métropole, illustre bien notre capacité commune d’agir.

Mobilisation commune, car la ville, la métropole, la région et l’État vont lancer une concertation avec les habitants du quartier pour créer un parc urbain en face de cette résidence. Et en bordure de ce parc nous créerons en face du lycée Casanova, une crèche et, du côté de la galerie marchande, une maison citoyenne.

Mobilisation commune car la Métropole de Lyon va lancer dans 10 mois les travaux d’aménagement des rues Farges et Casanova et piloter une étude urbaine qui dessinera les contours du devenir de ce quartier pour les prochaines décennies.

Mobilisation commune car la Région, à travers la Politique de la ville, va aider au financement d’un parvis devant le Lycée Casanova.

Mobilisation commune car l’Etat, en classant les Plaines comme site politique de la ville et en participant financièrement aux nombreuses initiatives.

Enfin, mobilisation commune car LMH, de par sa présence quotidienne au cœur de nos quartiers, sa politique volontariste pour améliorer son patrimoine, va investir plusieurs millions d’euros sur l’ensemble de notre commune. Merci à Bertrand Prade et ses équipes, et particulièrement celles qui œuvrent tous les jours à Givors autour de M. Chambard.

Merci à tous pour votre implication dans le développement de notre ville.

Cette résidence en est une belle image et je vous invite d’ores et déjà, samedi 19 mars à 10h30 au théâtre de Givors, pour venir découvrir, en avant-première, le prochain grand projet de Givors et de participer les 27 & 28 mai au premier festival des Hommes Forts qui partira des Plaines jusqu’au Centre-Ville.

La culture étant un élément majeur de la rencontre et de l’amélioration de notre cadre de vie.

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